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Hervé Poncharal : ´Nous ne sommes pas là pour faire de la figuration´

Hervé Poncharal : ´Nous ne sommes pas là pour faire de la figuration´

Hervé Poncharal : ´Nous ne sommes pas là pour faire de la figuration´

Le Grand Prix de France était bien évidemment une course très importante pour notre équipe. En tant qu´unique équipe française et avec Olivier Jacque, nous y sommes particulièrement soutenus, par nos partenaires et le public. Même si le décompte des points est identique aux autres épreuves, c´est une course qui a une valeur sentimentale, mais aussi professionnelle, toute particulière.

Après avoir tourné au Mugello, les Yamaha M1 ont bien progressé et cela s´est traduit par une première ligne 100% 4-temps au Mans. Le temps qui passe n´est pas à notre avantage, les 4-temps disposant d´une marge de progression bien plus importante. On doit gérer cet handicap tant bien que mal, et depuis le début de la saison, nous sommes les plus rapides en qualifications parmi les Yamaha 2-temps. Mais on a accumulé les déconvenues et quand on m´a annoncé que Harada était sorti puis qu´il avait percuté nos deux pilotes, je suis resté incrédule. Ce fut vraiment frustrant, révoltant. Jacque et Nakano étaient plus rapides qu´Abe, qui a terminé 4è. Je pense que l´on aurait pu finir entre la 5è et la 8è place.

Pour la prochaine course, au Mugello, il n´y a pas de quoi être optimiste, car les Yamaha 4-temps y ont beaucoup tourné et on peut s´en méfier à juste titre. Toutefois, on peut toujours espérer avoir un peu plus de réussite que depuis le début de la saison. Jusqu´ici, nous n´avons terminé qu´une seule course avec les deux pilotes à l´arrivée, à Welkom. Mais il faut désormais se tourner vers l´avenir. Le président de Gauloises, M. Comolli sera présent en Italie, ainsi qu´un dirigeant de Total Fina Elf. Nous avons aussi au programme une réunion avec M. Osumi, le manager de Yamaha, afin d´évoquer la saison 2003, mais aussi l´avenir immédiat. Pour le moment, nous n´avons aucune assurance d´obtenir une 4-temps avant la fin de la saison. Yamaha doit faire un choix politique, en fonction de ses partenaires, et technique, car cela n´est pas aussi évident qu´il n´y paraît. Reste le volet financier, car le passage du 2-temps au 4-temps en cours de saison suppose un coût important.

On aimerait avoir des machines plus performantes et se battre aux avant-postes. L´an dernier, Nakano s´est qualifié neuf fois en première ligne avant de se blesser en République Tchèque. Cette année, nous sommes régulièrement en fin de deuxième ligne : mais nous ne sommes pas là pour faire de la figuration. Nous allons donc faire de notre mieux pour que cela change.

Tags:
MotoGP, 2002

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