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Les pilotes MotoGP commentent l'utilisation du ‘drapeau blanc'

Les pilotes MotoGP commentent l'utilisation du ‘drapeau blanc'

Les pilotes MotoGP commentent l'utilisation du ‘drapeau blanc'

Principale nouveauté du règlement MotoGP 2005, la règle du drapeau blanc fut appliquée pour la première fois dimanche dernier à Estoril : en raison de la dégradation des conditions météos, la direction de course offrit la possibilité aux pilotes de s'arrêter aux stands pour changer de machine au lieu d'interrompre la course comme il était de coutume sous l'ancien règlement.

Toutefois, aucun pilote ne jugea la manœuvre justifiée : changer de machine signifiait aussi perdre de 40 à 50 secondes alors que la piste n'était pas totalement détrempée.

Valentino Rossi explique ce choix : « Je me suis habitué petit à petit à l'état de la piste, mais piloter dans ces conditions n'est pas idéal. Le nouveau règlement pour les cas de pluie est mieux pour les retransmissions TV, mais du point de vue de la sécurité, ce n'est pas tout à fait satisfaisant – quoique maintenant, les choses sont plus claires pour les pilotes. En tout cas, je crois qu'il est impossible de trouver une règle parfaite. »

Le rythme de la course fut nettement affecté par l'évolution de la météo, ce qui incita certains pilotes à prendre plus de risques que d'autres. « La course fut très compliquée, » estime le vainqueur, Alex Barros. « La piste était pratiquement sèche en début de course, mais il y a eu quelques gouttes… A un moment, Sete a creusé un peu l'écart avant de ralentir, et j'ai pu revenir sur lui. J'ai commencé à attaquer pour lui mettre la pression, même si je sentais la pluie sur mon casque et sur ma moto. »

« C'est alors qu'il chuta, en perdant l'avant. Ils ont sorti les drapeaux blancs, mais à aucun moment je n'ai pensé rentrer aux stands, il ne pleuvait pas assez, et même des pneus intermédiaires n'auraient servi à rien, » observe le brésilien.

Loris Capirossi avait toutes les raisons d'être prudent, ne pouvant se permettre de risquer une chute alors qu'il courait avec une fracture à la cheville gauche.
« Les conditions de piste étaient très délicates : certaines parties de la piste étaient humides, d'autres sèches, et personne ne s'est arrêté car cela n'aurait eu aucun sens, » assure l'italien. « Heureusement, peu de pilotes ont chuté et personne n'a eu de problème dans les derniers tours, quand il s'est mis à pleuvoir plus fort. Je suis resté prudent, afin de finir la course et marquer quelques points. »

La principale victime de cette météo instable fut Sete Gibernau, qui chuta alors qu'il occupait la première place.
« Ma seule erreur, ce fut de mener dès le début de la course. La course fut difficile, il fallait bien garder à l'œil les drapeaux des commissaires de piste, car c'était la seule façon de savoir dans quel état était la piste, » explique l'espagnol.

« Dans chaque portion où un drapeau était agitée, je ralentissais, quand il n'y en avait pas, j'attaquais. Je ne me suis pas énervé : j'avais la course bien en main, et quand j'ai chuté, j'arrivais pourtant plus lentement, mais cela n'a pas suffit pas pour rester en piste, » poursuit le pilote Movistar Honda.

« J'ai essayé de creuser l'écart et d'éviter tout contact avec les autres pilotes, mais cette chute fut inévitable et a bien servi aux autres. Après ma chute, les autres pilotes ont ralenti de trois secondes au tour… Cela tombera sur quelqu'un d'autre la prochaine fois, mais il faut reconnaître que dans ces cas-là, celui qui est devant est désavantagé. »

Tags:
MotoGP, 2005, betandwin.com GRANDE PREMIO DE PORTUGAL

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