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Montiron : "Marier la passion italienne et la méthode japonaise"

Montiron : 'Marier la passion italienne et la méthode japonaise'

Montiron : "Marier la passion italienne et la méthode japonaise"

Si les débuts du team Konica Minolta Honda furent contrariés par la blessure de Makoto Tamada, Luca Montiron, team manager, reste confiant. Alors que le pilote japonais s'apprête à reprendre le guidon après avoir manqué les deux premières courses de la saison, Montiron parle de son ambitieux projet monté sous l'égide de la structure Japan Italy Racing.

Q. Vous n'alignez qu'un seul pilote cette année, comment cela se passe-t-il ?

R. Avoir un seul pilote a des avantages et des inconvénients, mais au bout du compte, il n'y a toujours qu'un seul vainqueur. Notre team veut suivre une voie bien précise, et nos partenaires nous soutiennent dans notre démarche car nous représentons quelque chose de bien distinct par rapport aux autres teams.

Q. Où se situe la différence ?

R. On n'avait jamais vu un sponsor aussi prestigieux que Konica Minolta investir dans une équipe de moto, et je ne me rappelle pas avoir vu un sponsor japonais de cette envergure soutenir un pilote japonais. Je crois que notre équipe détient les éléments de base : une Honda RC211V et un pilote du calibre de Makoto – avec le soutien de Konica Minolta, l'équipe peut définir son approche, sa méthode de travail, et ce à moyen terme. Evidemment, l'objectif de l'équipe est de réussir aussi vite que possible.

Q. Que pensez-vous de Makoto ?

R. L'année dernière et lors des essais hivernaux, Makoto a clairement démontré son potentiel, en battant plus d'une fois les principaux protagonistes du Championnat. Remporter un titre est une autre histoire, mais l'on ne peut remettre en cause ses capacités après son début de saison mitigé. L'incident d'Estoril a compromis une partie de notre campagne, mais notre objectif reste le même : nous devons continuer de travailler pour démontrer que nous pouvons venir nous battre pour la victoire régulièrement.

Q. Les autres catégories permettent-t-elles vraiment de trouver de jeunes pilotes qui pourront un jour aspirer à courir sur des machines 4-temps ?

R. Je suis avec un grand intérêt ce qu'il se passe dans les autres cylindrées, mais aussi dans les autres championnats. Notre structure, JiR (Japan Italy Racing) veut se distinguer dans la façon de promouvoir notre sport et donner la possibilité à de jeunes pilotes d'exprimer leur potentiel quel que soit leur pays d'origine. Cette possibilité est envisageable grâce à nos sponsors et je crois que l'équipe Konica Minolta Honda peut représenter un point de départ pour un projet à moyen terme. Dans une discipline telle que le MotoGP, il faut donner le temps nécessaire au pilote pour acquérir une certaine maturité et atteindre le niveau requis pour rejoindre l'élite.

Quand on observe le marché japonais, il est curieux de constater que le MotoGP ne soit pas aussi populaire qu'en Europe malgré la présence de quatre constructeurs japonais. Je crois que Honda montre la voie à suivre. Au niveau des championnats nationaux, l'Espagne est le meilleur exemple, Dorna a permis de trouver la formule idéale. Il faut avoir un championnat local compétitif qui puisse servir de tremplin aux jeunes espoirs.

Q. Quel est votre meilleur souvenir sur la scène des Grands Prix ?

R. J'ai eu la chance de travailler avec tous les pilotes italiens aujourd'hui présents en MotoGP, et avec chacun d'entre eux, j'ai au moins gagne un titre en 250. Mon meilleur souvenir, c'est peut-être le titre de Tetsuya Harada en 1993. Dès ses débuts en Championnat du Monde, il avait rapidement défini ses objectifs. C'est peut-être pour cela que j'ai une certaine sensibilité pour la culture japonaise.

Q. Quelle importance revêt ce projet à vos yeux ?

R. Je m'implique avec passion ; mon défi actuel est de marier la passion latine avec la méthode japonaise, unir ces deux cultures. Je pense que nous sommes sur la bonne avec Makoto, car l'atmosphère qui règne dans notre équipe est différente. L'an dernier, Makoto a eu des offres de diverses équipes d'usine, mais il a une relation unique avec notre équipe – il l'a démontré en s'engageant avec JiR alors que nous ne pouvions pas encore lui offrir de garanties au niveau technique. Cette relation de confiance qui s'est établie entre nous est le point clé de notre association.

Tags:
MotoGP, 2005, GRAND PRIX ALICE DE FRANCE

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