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Bridgestone présente son bilan de Phillip Island

Shinhi Aoki, qui dirige le Bridgestone Motorsport Tyre Development Department, revient sur le Grand Prix AirAsia d'Australie.

Avec des températures relativement fraîches et plusieurs averses, les pilotes se sont retrouvés face à des conditions de piste difficiles à juger pour les journées de vendredi et de samedi et ont ensuite eu des conditions plus clémentes pour la course, avec une température de piste qui approchait les 30°C. L'ensemble de la grille a donc pu courir sur pneus médium, qui était la gomme la plus tendre que Bridgestone proposait ce week-end, à l'exception d'un pilote qui a opté pour un pneu arrière dur.           

Questions-Réponses avec Shinji Aoki – Manager, Bridgestone Motorsport Tyre Development Department

Les conditions étaient un peu plus fraîches que d'habitude à Phillip Island. Quelles en ont été les conséquences pour les pneus et leurs performances ?

"Les pneus ont offert de bonnes performances durant le week-end, avec une bonne montée en température et suffisamment d'adhérence mais les basses températures ont limité les pilotes dans leur choix, puisqu'ils étaient forcés d'utiliser le pneu tendre à l'avant comme à l'arrière. Plusieurs pilotes ont étudié la possibilité de courir sur le pneu dur, en le testant lors des qualifications et du warm-up, mais les températures étaient encore assez basses pour la course. Si bien que tous les pilotes ont opté pour le pneu tendre à l'avant, et un seul d'entre eux a choisi le dur à l'arrière."

Avec des pneus tendres sur un circuit aussi rapide, est-ce qu'il y a eu des problèmes d'usure en course ?

"Nous n'avons pas remarqué d'usure excessive, les pneus que nous avions amenés étaient des pneus asymétriques, avec une gomme plus dure sur la partie gauche du pneu. Le tracé de Phillip Island est très fluide et bien que les virages n°11 et n°12 génèrent de hautes températures, il n'y a pas vraiment d'accélérations brutales qui pourraient causer une abrasion sévère des pneus."

Sur un circuit aussi rapide, les pneus montent rapidement en température. Est-ce que les pneus ont été davantage sollicités par les nouveaux prototypes MotoGP 1000cc que par leurs prédécesseurs ?

"Malgré le surplus de puissance dont disposent les machines de 2012, les temps au tour étaient similaires à ceux de l'an dernier et les températures atteintes par les pneus n'étaient pas vraiment différentes de celles que nous avions vues sur les dernières années. Pour Phillip Island, Bridgestone avait préparé des slicks qui résistent particulièrement bien à la chaleur et grâce à la structure moins rigide des pneus de 2012, les gommes ont proposé une bonne mise à température, une bonne adhérence sur le bord du pneu tout en évitant la surchauffe des pneus, notamment dans le dernier secteur."

Tags:
MotoGP, 2012

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