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Les confidences de Valentino Rossi

Les confidences de Valentino Rossi

Valentino Rossi s’est livré à Ernest Riveras de Movistar TV pour une longue interview réalisée à Misano et dans laquelle l’Italien a abordé de nombreux sujets dont sa relation avec ses parents, ses idoles et différentes étapes de sa carrière en MotoGP™.

Qualifié en première ligne pour le Grand Prix TIM de Saint-Marin et de la Riviera di Rimini, Valentino Rossi aura demain une nouvelle opportunité de produire une performance mémorable devant ses fans italiens. 

Le circuit étant situé à seulement quelques kilomètres de Tavullia, le rendez-vous de Misano est toujours un évènement particulier du calendrier MotoGP™ pour Rossi, bien que le fait de courir à domicile implique aussi son lot de responsabilités.

« C’est assez dur, » a commenté Rossi. « D’un côté c’est agréable parce qu’après m’être entretenu avec vous, je vais pouvoir rentrer chez moi, dîner là-bas et c’est évidemment pratique. De l’autre côté, j’ai beaucoup d’amis et de membres de ma famille qui viennent voir la course et c’est une situation qu’il faut savoir gérer. »

Parmi ses plus fidèles supporters, son père Graziano, lui-même ancien coureur, sera bien entendu présent au circuit : « En réalité, il vient moins souvent sur les courses cette année. Il vient quand il peut et nous parlons toujours des aspects techniques. Il m’explique parfois comment je peux faire pour bien piloter ou la raison qui fait que je n’ai pas battu tel pilote. C’est toujours intéressant de lui expliquer ce que nous faisons avec la moto et d’avoir son point de vue. »

Au sujet de sa mère, le nonuple Champion du Monde a ajouté : « Elle vient sur quelques courses, pas toutes, mais c’est bien comme ça. Quand elle vient, je suis plus tendu et je ressens plus de pression. Elle croit aussi qu’elle s’y connaît bien en moto et elle me parle du pneu avant, des réglages et de la façon d’aller vite dans les virages. Je lui réponds toujours ‘Oui maman, ok, ok !’ »

Rossi reconnaît aussi que son demi-frère Luca Marini a fait un choix courageux en décidant de suivre les traces de son aîné : « Oui, c’est très difficile pour lui. Il a quelques avantages mais il a aussi beaucoup d’inconvénients. Sa décision de devenir pilote était très courageuse. Mais il est fort, il va très vite. Nous avons un problème parce qu’il est très grand, plus que moi, mais il aime ça et il a la passion. »

Quant à son point de vue sur la domination de Marc Márquez, qui n’est pas sans rappeler celle qu’il avait lui-même exercée sur la catégorie reine à l’époque où il courait lui aussi chez Honda, Rossi a affirmé : « La Honda est très forte et c’est probablement la meilleure moto en ce moment. Mais en tout cas, Marc a, cette année comme l’an dernier, fait la différence de la même manière que je l’avais fait quand j’étais chez Honda. La Honda était la meilleure moto, mais Gibernau, Biaggi, Hayden, mon coéquipier, et Ukawa étaient aussi sur Honda. Mais nous ne pouvions pas savoir si je gagnais parce que j’avais une Honda. Je suis donc allé chez Yamaha et je pense avoir montré que je gagnais parce que j’étais le plus fort. »

L’Italien a aussi souligné l’importance d’avoir une équipe soudée autour de soi : « Pour moi c’est très important parce que il faut évidemment avoir autour de soi des gens qui soient doués pour leur travail, mais aussi des gens en qui on puisse avoir confiance, et il n’y en a pas beaucoup. J’aime garder une ambiance familiale lors des Grands Prix parce que ça me permet d’être plus tranquille et de me concentrer uniquement sur mon pilotage. »

Rossi a aussi profité de l’occasion pour revenir sur de récentes déclarations qui auraient pu être mal interprétées au sujet de ses deux saisons chez Ducati :

« Honnêtement, quand on m’a reposé la question, je ne me rappelais plus de ce que j’avais dit. La phrase devait être comprise dans un sens plus large. Dans un certain sens, je ne regrette pas être allé chez Ducati parce que c’était un grand défi et que si j’avais réussi à gagner avec Ducati, ça aurait été quelque chose de très particulier, parce que c’était un pilote italien sur une moto italienne. Mais comme je l’ai dit, c’était malheureusement une erreur parce que je n’ai pas pu gagner et que, si j’étais resté chez Yamaha, j’aurais certainement pu gagner d’autres courses et me battre pour le titre, ce que je n’ai pas fait avec Ducati. Mais si je devais le refaire, je le referais. »

Le mur qui séparait les deux côtés du garage Yamaha suite à l’arrivée de Jorge Lorenzo est par contre une erreur qu’il ne referait pas :

« Je ne le referais pas parce que ça n’a servi à rien. Avec ce mur, j’espérais que les données ne seraient pas transférées entre les deux parties du team. Mais le mur était là et les données ont circulé. Mais c’était une erreur de ma part. Après tout ce que j’avais fait pour Yamaha, qui gagnait après avoir passé tant d’années sans pouvoir le faire, je m’attendais à plus de reconnaissance. Je ne m’attendais pas à ce qu’ils placent Jorge Lorenzo dans le team, parce que Jorge était déjà très fort. »

« Mais au fil des ans, avec le recul, je me rends compte que Yamaha avait raison parce qu’il est normal qu’un team comme Yamaha Factory ait deux pilotes capables de gagner et que la reconnaissance en sport est quelque chose de relatif. Mais c’était quelque chose de juste, parce qu’avoir Jorge Lorenzo était très important pour Yamaha et je pense donc qu’ils ont fait le bon choix. Je suis maintenant heureux de faire équipe avec lui. En partie parce que, au début, lors de la première année, il apprenait beaucoup de moi, mais que ces dernières années, c’est moi qui apprends beaucoup de lui. L’essentiel est d’essayer d’avoir deux motos devant, d’essayer de battre les Honda et c’est plus facile si nous sommes deux. Cela dit, un coéquipier reste toujours un rival. »

Et pour conclure, Rossi devait choisir parmi les pilotes qui l’ont précédé, ceux contre lesquels il aurait voulé se mesurer. Ce à quoi The Doctor a répondu : « J’aurais aimé voir comment Giacomo Agostini roulait et certainement Mike Hailwood, ce sont probablement les deux plus grands. Mais j’aurais aussi aimé courir contre Schwantz et Rainey, Doohan et Lawson. Ces années en 500cc étaient vraiment historiques. »

Tags:
MotoGP, 2014, GP TIM DI SAN MARINO E DELLA RIVIERA DI RIMINI, Valentino Rossi, Movistar Yamaha MotoGP

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