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Christian Boudinot confie la TransFIORmers à Lucas Mahias pour Valence

Christian Boudinot confie la TransFIORmers à Lucas Mahias pour Valence

Quatrième de la dernière manche du Championnat du Monde Supersport dimanche dernier au Qatar, Lucas Mahias courra en Moto2™ ce week-end à Valence avec la TransFIORmers de Christian Boudinot, qui s’est confié à OffBikes.com pour nous parler de son projet.

Pour la dernière épreuve de la saison sur le circuit de Valence, la catégorie Moto2™ comptera quatre pilotes français. Aux côtés de Johann Zarco, Louis Rossi et Florian Marino, Lucas Mahias courra en wildcard au guidon de la TransFIORmers. Christian Boudinot, l'origine de la TransFIORmers, inscrit son projet pour sa troisième épreuve cette saison après les Grands Prix de France et de République Tchèque. L'équipe restera ensuite à Valence pour participer à l'épreuve finale du FIM CEV Repsol qui aura lieu la semaine suivante. Christian Boudinot nous explique les développements réalisés, les objectifs ainsi que les prochaines étapes de son projet.

C'est votre 3e apparition cette saison, le projet prend-il de l'ampleur?

« Oui, quelques personnes commencent à s'intéresser à notre projet. Nous sommes en partenariat avec un nouveau sponsor. C'est un Français qui travaille au Gabon et qui s'occupe de la maintenance de groupes électrogènes pour les plateformes pétrolières. Financièrement, il nous aide pour la wildcard au Grand Prix de Valence et pour le CEV. »

Quelles sont les évolutions depuis le GP de République-Tchèque?

« Nous avons beaucoup travaillé sur le train avant afin de mettre légèrement plus de poids sur la roue avant puisque c'était le souci que nous avions. J'ai donc fabriqué des triangles différents et de différentes longueurs. Nous les avons testés il y a quelques jours à Valence pour la première fois. Nous y sommes retournés lundi pour nos derniers essais. »

Lors du Grand Prix de France, tu nous confiais travailler sur la création d'un nouveau châssis, qu'en est-il aujourd'hui ?

« Oui effectivement. Pour Valence, il y aura un nouveau châssis. Néanmoins, c'est plus un châssis de rechange qu'une nouveauté. Hormis quelques détails, la géométrie n'a pas changé. Jusqu'à présent, pour nous, la chute était éliminatoire puisque nous ne disposions que d'un seul châssis. Aujourd'hui, je dispose de pièces de rechange propres à la TransFIORmers, qu'il ne nous était pas possible de se faire dépanner auprès d'autres constructeurs tels que Kalex ou Suter. »

Lucas Mahias reste le pilote du projet, quel a été votre programme de développement cette saison?

« Lucas participait au Championnat de France et a beaucoup roulé pour une école de pilotage. Il y a donc eu très peu de développements. Avant le Grand Prix de France, nous n'avions pu faire qu'un seul test sur le circuit du Mans. Avant le Grand Prix de République Tchèque, nous n'avions pu faire qu'une demi-journée d'essais sur le circuit de Pau. Pour ce dernier Grand Prix, c'est la première fois que nous sommes en mesure de faire deux journées d'essais pour préparer un Grand Prix. »

Y a-t-il eu d'autres pilotes qui vous ont aidé dans le développement?

« Non pas du tout. Après le Grand Prix de France, par simple curiosité, j'ai donné la possibilité à Anthony West d'essayer la moto à Barcelone. Je lui avais demandé et il a été intéressé. Il n'y a pas vraiment eu d'échanges techniques. Il a trouvé la moto très rigide avec une bonne motricité. Seul l'avant ne lui plaisait pas sur certains freinages. »

Quelles sont vos prochaines étapes à court et moyen terme?

« La prochaine étape serait de pouvoir continuer à faire d'autres tests. Sur une moto d'une telle conception, il y a beaucoup de possibilités de réglages. Pour le moment, nous n'avons pas le temps de nous écarter de la base de réglages que nous avons. J'aimerais pouvoir essayer d'autres réglages, car je sais qu'il y a du potentiel. »

Après le Grand Prix de France, tu nous confiais qu'il était difficile de s'engager en CEV pour des raisons financières liées à l'électronique notamment, quelles sont les raisons de cette participation au CEV à Valence?

« Nous serons déjà sur place et donc les frais seront limités. Il n'y a plus que le budget pneumatique à couvrir. En CEV, même si la préparation est limitée, il est possible de jouer sur la métrologie de la moto. Mon sponsor m'a fait préparer un moteur par Geo Technology. Nous disposerons donc un bon moteur et Lucas sera dans le rythme du Grand Prix. Nous n'aurons peut-être pas toute l'électronique, mais ce sera toujours mieux que ce que nous avions auparavant. »

Face à l'hégémonie des Kalex sur le plateau Moto2 en 2015, à quand une TransFIORmers engagée de façon permanente?

« Tout d'abord, si j'arrive à trouver le budget, j'aimerais pouvoir être en mesure de réaliser huit wildcards. L'avantage de participer en tant que wildcard est qu'il n'y a pas de limitations pour les essais. Il nous est donc possible de rouler sur le circuit avant chaque épreuve. Cela nous permettrait de mettre au point la moto. Aujourd'hui, outre le manque de budget, je pense qu'elle n'est pas assez au point pour faire tout un championnat. Tout est lié au budget quoi qu'il en soit. »

Aujourd'hui, le projet intéresse-t-il d'autres équipes engagées en CEV ou en Championnat du Monde?

« Non, pas pour le moment. Le projet fait encore légèrement peur aux équipes. Nous n'avons pas encore gagné de course. Peut-être dans le futur. »

Propos recueillis par OffBikes.com

Tags:
Moto2, 2014

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