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Louis Bulle sera au guidon de la TransFIORmers au Mans

Louis Bulle sera au guidon de la TransFIORmers au Mans

Le Français participera à son premier Grand Prix en wildcard avec le prototype Moto2™ TransFIORmers de Christian Boudinot.

Pour cette édition 2015 du Grand Prix de France, la TransFIORmers de Christian Boudinot fera une nouvelle apparition en tant que wildcard en catégorie Moto2™. Engagé dans l'équipe Kawasaki Intermoto en mondial Supersport, Lucas Mahias ne sera cette fois-ci pas le pilote invité à prendre le guidon de cette machine atypique. En cette occasion, c'est un autre pilote français qui tiendra ce rôle, Louis Bulle, qui court en Championnat de France Supersport. Entrevue croisée du créateur de la TransFIORmers et de son pilote qui fera ses premiers pas en Grand Prix ce week-end.

Comment a évolué la TransFIORmers depuis le Grand Prix de Valence de 2014 ? 

Christian Boudinot : « Depuis le Grand Prix de Valence, il y a eu essentiellement des modifications concernant les carénages. Le châssis n'a pas évolué depuis, car nous avons beaucoup d'éléments à tester et nous n'avons que très peu roulé avec Louis : deux demi-journées au Mans dans des conditions qui n'étaient pas favorables. Nous avons principalement travaillé sur l'aérodynamisme de la moto. Nous sommes partis depuis la base de réglages du Valence avant de passer à celle du Mans. Mais Louis Bulle et Lucas Mahias n'ont pas le même style de pilotage. Il nous manque une journée d'essais pour tout valider et trouver le bon compromis. Nous avons bien dégrossi le travail et nous ne partirons pas de zéro le vendredi du Grand Prix.

Une nouvelle expérience, comment appréhendes-tu ce premier Grand Prix de ta carrière ? 

Louis Bulle : C'est un rêve d'enfant. Depuis que je suis tout petit, je regarde les Grands Prix à la télévision avec mes parents et mes frères et soeurs. En dehors des Grands Prix, nous n'avons pas l'occasion de piloter ce genre de moto. Cette expérience me permet de voir quelque chose de différent. Je pense que cette moto est bien née. Lucas a fait de belles choses avec la saison passée.

Il y a beaucoup de niveau en Moto2. J'appréhende légèrement, mais il faut être réaliste, je n'y vais pas pour gagner. En étant objectif, c'est un vrai bonus dans ma carrière de pilote. Je ne me mets pas de pression. Je cherche à faire le mieux possible et m'amuser au maximum. S'il y avait un objectif, ce serait de me rapprocher des temps de Lucas et de faire pareil voire mieux si je peux. Concernant les réglages, je ferai pleinement confiance à Christian et ses mécaniciens. Ce sont eux qui connaissent le mieux la moto finalement.

Comment s'est passée la première prise de contact entre la TransFIORmers et Louis ? 

C.B. : C'est assez délicat. Il pilotera une moto sur laquelle il n'aura fait que très peu d'essais. Il sera confronté à des pilotes qui ont un rythme très élevé. Ça va être compliqué, mais c'est une belle aventure. Il a fallu que je modifie la selle de la moto, car Louis mesure 1.82m. Juste cette petite modification, 4 cm de rallonge à l'arrière, a changé le comportement de la moto. Cela nous a donc apporté d'autres problèmes de répartition des masses entre l'avant et l'arrière.

 

L.B. : J'ai été très surpris, car je m'attendais à quelque chose de très différent concernant les sensations. La moto est très agréable. De prime abord, on a l'impression que c'est similaire à une moto de série, mais tout compte fait, ce n'est pas le cas. Nos tests se sont déroulés durant les journées club du circuit Bugatti. Il y avait beaucoup de personnes qui étaient là pour passer du bon temps et les conditions étaient délicates avec beaucoup de vent lors du deuxième test. Ces tests m'ont toutefois permis de connaitre Christian, les mécaniciens et la moto.

Tu as été victime d'un grave accident il y a quelques saisons, te sens-tu prêt en ce qui concerne ta condition physique ? 

L.B. : Je me sens bien. Évidemment, je ne suis pas comme avant : j'ai mal au dos, ma main est différente. Je m'y suis fait, mais je pense qu'inconsciemment je compense avec une autre position sur la moto. Dans tous les cas, je n'ai pas le choix. Je n'y pense plus et surtout, je ne me souviens plus comment j'étais avant. C'est ça l'avantage.

D'autres participations à des Grands Prix sont à prévoir sur le reste de la saison ? 

C.B. : J'aimerais, mais le problème reste le budget. Beaucoup d'entreprises trouvent le projet intéressant, mais elles sont déjà engagées ailleurs pour la plupart. L'appel au don a moins bien fonctionné cette saison. Randy De Puniet nous a aussi aidés en mettant un de ses cuirs aux enchères. Cette aide nous permet de payer les déplacements et les hébergements. Mais pour réunir le budget d'une course, cela reste compliqué. C'est un projet qui fonctionne très bien et j'ai encore du mal à comprendre pourquoi nous luttons autant pour réunir le budget. On fait le Grand Prix de France, mais selon les résultats et le budget, j'ai l'intention d'arrêter. Je n'aimerais pas que ça s'arrête, mais il faut se rendre à l'évidence. J'en suis à trois saisons de sacrifices durant lesquelles je n'ai fait que ça. C'est très compliqué.

L.B. : Si Christian me demande de revenir, je dis oui tout de suite. Nous verrons comment ça va se passer au Mans. On a rarement l'occasion de participer à ce genre d'événement. C'est un contexte très fermé qui nécessite du budget ou le soutien d'une équipe. L'opportunité que me donne Christian est extraordinaire mais je sais aussi que ça lui demande beaucoup. 

Une participation à des courses du Championnat d'Europe Moto2 est-elle envisageable ? 

C.B. : Nous nous rabattrons sur le Championnat d'Europe Moto2 qui demande un peu moins de budgets. Le pilote n'est pas encore arrêté. Louis est aussi engagé en Championnat de France. Valentin Debise fait aussi partie de la liste. Cette saison, participer au CEV sera plus facile, car les pneus sont désormais les mêmes qu'en mondial.

Quelle est la suite du programme de développement pour la TransFIORmers ? 

C.B. : Je prévois encore quelques séances d'essais pour parfaire la moto. Je préfère même un budget pour des séances d'essais que pour un Grand Prix. Les Grands Prix sont beaucoup plus compliqués surtout lorsque tu arrives avec du matériel encore en développement.

Tags:
Moto2, 2015, MONSTER ENERGY GRAND PRIX DE FRANCE

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