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En tête à tête avec Fabio Quartararo

En tête à tête avec Fabio Quartararo

Entretien avec le jeune espoir français du team Estrella Galicia 0,0, auteur de deux podiums depuis le début de la saison Moto3™ 2015.

Arrivé en Championnat du Monde cette année après avoir été titré deux fois dans le FIM CEV Repsol, Fabio Quartararo a obtenu sa première pole position dès la troisième manche, au Circuit de Jerez, puis en a eu une deuxième au Mans. Après être monté sur le podium à Austin puis à Assen et avoir disputé la dernière course avant la trêve estivale au Circuit du Sachsenring, où il n'a pas pu finir après une chute, Fabio Quartararo fait le bilan de ses débuts en mondial.

Après avoir disputé neuf Grands Prix, comment t’es-tu senti face à des pilotes plus expérimentés que toi et qu’est-ce qui t'a le plus surpris depuis ton arrivée ?

C’est une expérience qui a été très intéressante pour moi. Lors de courses telles que cette de Jerez ou d’Assen, je passe vraiment un bon moment. Je garde par exemple un bon souvenir de la course du FIM CEV Repsol au MotorLand Aragón parce que je m’étais beaucoup amusé en me battant pour la victoire avec mon coéquipier actuel, Jorge Navarro. Ce que j’aime, c’est courir pour gagner, me battre et plus le niveau est élevé, mieux c’est. Et ce qui m’a le plus surpris, et de manière positive, c’est justement ça : le haut niveau de compétitivité qu’il y a.

Que représente pour toi le fait d’appartenir à la même structure que les Champions du Monde en titre que sont Álex Márquez et Tito Rabat ?

Je suis très à l’aise et le fait de travailler avec l’équipe qui avait eu le titre Moto3 l’an dernier me donne beaucoup de confiance. L’expérience et le savoir-faire dont dispose mon équipe technique sont parfaits pour moi, il y a une très bonne symbiose et nous nous entendons très bien. Être dans la même structure que Tito (Rabat) et Álex (Márquez) est un grand avantage parce que je me retrouve avec eux dans l’hospitality et nous discutons toujours des courses, des circuits et ils me donnent des conseils. Ma relation avec eux est très bonne. Au final, c’est comme une grande famille.

Quels genres de conseils ont-il pu te donner ?

Celui avec lequel je parle le plus est Álex Márquez, surtout parce qu’il courait en Moto3 l’an dernier et avec la moto que je pilote cette saison. Il a donc beaucoup d’informations utiles pour moi. Et au-delà des conseils, nous commentons les essais et les courses. Álex me donne toujours des informations sur les circuits, surtout sur ceux que je ne connais pas, et ça m’aide à analyser et à planifier le travail avec mon équipe technique.

Des circuits où tu as couru jusqu’ici, quels ont été ce qui t’ont le plus plu et pourquoi ?

Le Circuit du Qatar m’a énormément plu avec ses courbes rapides. Je n’avais en plus roulé de nuit qu’en karting et l’expérience d’entamer le Championnat du Monde là-bas en roulant de nuit m’a envouté.

Quel a été le circuit le plus compliqué ?

Le GP de la République Argentine m’a posé des soucis. Lors des premiers essais libres, j’étais quatrième ou cinquième avec un pneu neuf mais je sentais que je n’avais pas le rythme pour aller plus loin même si, au final, j’ai fini sixième de la course, en ramenant donc quelques points. Mais ce fut le circuit où j’ai eu le plus de mal à m’adapter.

Quel est le Grand Prix qui a été le plus spécial ?

Sans aucun doute celui de France. Quand j’ai vu autant de personnes réunies pour venir me voir durant la pit walk au Mans, je me suis senti vraiment soutenu. Tout le monde m'attendait en dehors du box pour me montrer leur soutien, c’était hallucinant. L’ambiance du Grand Prix d’Italie et de celui de Hollande m’a aussi beaucoup plu.

Raconte-nous un moment de cette première moitié de championnat dont tu te souviendras.

Le premier tour du Circuit du Qatar, sous les projecteurs qui illuminent la piste, fut très spécial. Je crois que je m’en souviendrai toute ma vie. C’est là-bas que je me suis dit : « Fabio, ça y est, c’est parti ».

À peine plus de trois mois se sont écoulés depuis l’ouverture de la saison au Qatar et maintenant, suite au GP d’Allemagne, tu vas avoir trois semaines de vacances. Pars-tu quelque part ?

Je serai chez moi à Nice, pour profiter de ma famille et de mes amis.
Changes-tu de programme t’entraînement durant cette période ?

Je m’entraîne encore plus dur, surtout les deux premières semaines. Je sors courir tous les jours, je fais du vélo, etc. La dernière semaine des vacances, celle qui précèdera le GP d’Indianapolis, je m’entraînerai plus doucement parce qu’il est important d’avoir un temps de repos au sein de la routine d’entraînement.

Les sportifs suivent généralement des régimes strictes, surtout dans ta catégorie. As-tu quand même des petits caprices ? Lesquels ?

Je n’abandonne pas le régime durant les vacances mais j’imagine qu’il y aura un jour où je mangerai une pizza artisanale. C’est quelque chose que je ne mange pas souvent et parmi celles qui me manquent le plus.

Profites-tu de cette période pour faire des choses que tu ne peux pas faire durant les semaines de Grands Prix ?

Je crois que j’en profiterai pour faire un peu de Motocross.

En étant Niçois, pratiques-tu un sport nautique ?

Non mais j’aimerais commencer à nager en mer parce que j’ai vraiment envie de participer à un Ironman quand je serai un peu plus grand.

Un lieu où tu pourrais te perdre pour quelques jours…

Un circuit de motocross aux Etats-Unis (rires).

Pour toi, un plan parfait pour une journée d’été…

Avoir une Moto3 comme la Honda NSG250RW avec laquelle je dispute le Championnat du Monde pour rouler et rouler sans cesse, puis passer un moment à la plage avec la famille ou les amis puis faire du motocross le soir. La moto de vitesse, la plage et le motocross sont pour moi les éléments nécessaires à un plan parfait.

Tags:
Moto3, 2015, Fabio Quartararo, Estrella Galicia 0,0

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