Nouveau sur motogp.com ?Inscrivez-vous ici

Achat de billets
Achat VidéoPass

Les décisions de la Commission GP expliquées par Poncharal

Les décisions de la Commission GP expliquées par Poncharal

Hervé Poncharal revient sur les annonces faites à l’issue de la dernière réunion de la Commission Grand Prix.

Réunie à Genève, au siège de la FIM, au lendemain du premier Test Officiel de l’année, la Commission Grand Prix a annoncé plusieurs mesures la semaine dernière dont la formation d’un nouveau panel de juges pour le MotoGP™, l’introduction dans le règlement des Grands Prix des obligations commerciales et publicitaires des pilotes mais aussi l’arrivée d’un capteur de pression pour les pneus arrière de la catégorie reine. 

Président de l’IRTA et membre de la Commission, Hervé Poncharal a consacré quelques minutes à motogp.com pour discuter de ces annonces, en commençant par celle concernant les Commissaires responsables de l’attribution des sanctions :

“La Direction de Course reste inchangée, avec Mike Webb, le Directeur de Course, Javier Alonso pour Dorna, Franco Uncini pour la FIM, Graham Webber qui est Directeur de Course délégué, donc assistant de Webb, puis Loris Capirossi qui est Conseiller,” a rappelé Poncharal. “Par contre, là où ça change, c’est qu’ils vont gérer la course telle qu’elle est, en intervenant uniquement quand il y a des excès de vitesse en pit-lane ou lorsqu’il faut mettre un drapeau jaune ou rouge. Par contre, tous les incidents sujets à interprétation et du type de ce qui s’est passé dans le dernier virage à Assen l’an dernier, ou à Jerez, et bien entendu à Sepang, tout ça sera dans les mains de Mike Webb et de deux Commissaires désignés par la FIM avec l’accord de la Dorna et de l’IRTA.”

“Ce seront des Commissaires de la FIM et je comprends très bien parce qu’on accuse toujours Dorna de tous les mots. J’imagine que Carmelo Ezpeleta et tous ses collaborateurs en ont assez de ces choses-là et c’est très bien que vis à vis de toutes les réactions exacerbées que l’on a entendues l’année dernière en fin de saison, il y ait trois personnes, Mike Webb et les deux Commissaires de la FIM, qui décident de manière autonome et indépendante, sans qu’il y ait de près ou de loin une implication du promoteur, Dorna. Ce qu’il faut, c’est que la décision soit prise, si c’est possible, pendant la course et pas après, qu’on connaisse la pénalité et que ce soit fait par des gens qui sont considérés comme totalement indépendants et qui n’ont pas d’intérêt particulier même si pour moi 98% de la polémique qui a enflé l’année dernière était complètement injustifiée. Je pense qu’on va vers du mieux, et en tout cas vers moins de possibilité pour les gens qui ont envie de créer de la polémique d’en créer. On va vers une organisation plus indépendante, plus autonome et en ce sens tous les participants de la Commission Grand Prix ont suivi, ça s’est fait de manière unanime.”

Abordant les obligations des pilotes, le président de l’IRTA a ajouté : 

“Le MotoGP draine un énorme intérêt, il y a beaucoup de gens qui viennent voir les Grands Prix, on a besoin de sponsors pour exister et il est normal qu’en fonction de l’investissement des sponsors mais aussi des spectateurs qui viennent sur les Grands Prix, qui parfois investissent dans un pit-walk parce qu’ils ont envie de voir de plus près leurs idoles, leurs machines et leurs équipes, pour moi il est important que tout le monde collabore pour que le show soit le plus beau possible. Mais bien sûr, dans notre sport, les stars sont les pilotes et ils doivent comprendre qu’à un moment donné, il y a des obligations vis à vis des médias mais surtout des fans et des sponsors. C’était juste pour recadrer. Je pense qu’en règle générale tout le monde participe et fait preuve de bonne volonté mais des fois ce n’est pas plus mal que ce soit écrit noir sur blanc.”

“On est tous conscients qu’il ne faut pas demander trop à nos pilotes mais il y a un minimum à rendre aux gens qui font qu’on existe et qu’on puisse vivre notre passion, que ce soit nous en tant qu’équipe ou eux en tant que pilotes. Il s’agissait juste de l’écrire mais rien ne change puisque ça existait déjà. Ça concerne tous les pilotes. Évidemment, plus un pilote a de succès, plus il a de demandes et moins il veut en faire. Il fallait donc recadrer le fait que tous les acteurs, équipes et pilotes, doivent coopérer pour répondre aux attentes des spectateurs, des fans, des médias, des sponsors, de tous les gens qui font que le grand circus du MotoGP existe.”

L’arrivée de capteurs de pression pour le pneu arrière représente par ailleurs une excellente nouvelle pour Poncharal, qui souligne l’importance de cette mesure pour la sécurité des pilotes.

“Dernière chose décidée avec la Commission Grand Prix, et ça j’en suis très heureux, c’est qu’on aura des capteurs de pression pour les pneus arrière. On avait un peu de mal vis à vis de certains partenaires techniques à l’obtenir. Il y a parfois du bon dans les problèmes, et je suis très heureux que Loris (Baz) se soit sorti totalement indemne d’un truc qui aurait pu être dramatique. Grâce à ce qui s’est passé là-bas, on a mis le doigt sur quelque chose que l’on essayait de faire avancer depuis un certain temps, et ça a déclenché que tout le monde a dit oui. Effectivement, il faut qu’on soit capables en permanence de mesurer la pression des pneus et pour ça il faut qu’il ait des capteurs. Ça pour moi c’est important des avis de la sécurité et même si on en parle moins, c’est quelque chose de très positif qui a été décidé à Genève.”

Tags:
MotoGP, 2016

Suivre ce sujet ›

Autres contenus qui peuvent vous intéresser ›