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La dynastie américaine attend toujours son héritier

La dynastie américaine attend toujours son héritier

Bien qu’absents de la grille en 2016, les Américains ont marqué l’histoire du Championnat du Monde depuis la fin des années 70.

Ces dernières années, Marc Márquez, Dani Pedrosa et Jorge Lorenzo ont souvent trusté les premières places sur le podium, mais ce n’est pas la première fois qu’un pays domine assez nettement une catégorie. Même si le MotoGP™ ne compte plus de pilotes américains, il fut un temps où ces derniers gagnaient tout, notamment à l’époque des 500cc.

La première édition du Championnat du Monde s’est tenue en 1949, mais il faudra attendre plusieurs décennies avant de voir des pilotes américains se faire un nom sur la scène internationale. Pat Hennen est le premier d’entre eux à triompher au guidon d’une Suzuki. C’était au Grand Prix de Finlande en 1976.

En 1978, Kenny Roberts arrive en 500cc. Outre le fait d’être sacré dès sa première année sur une Yamaha, il introduit également un style de pilotage inspiré du dirt track et une façon de travailler qui changera à jamais le visage du Championnat du Monde. Roberts remporte deux autres titres les années suivantes. Au même moment, un autre talent émerge du nom de Randy Mamola. Et à défaut de décrocher une couronne mondiale, ce dernier terminera vice-Champion du Monde à quatre reprises en 1980, 1981, 1984 et 1987.  

‘King Kenny’ aurait pu empocher un quatrième titre avant son retrait de la compétition en 1983, mais c’était sans compter sur un certain Freddie Spencer, arrivé un an plus tôt. Pour deux petits points, Spencer devient le plus jeune Champion du Monde, à l’âge de 21 ans et 258 jours. Ce record sera battu par la suite par Marc Márquez en 2013. En 1985, le natif de Louisiane réussit la prouesse de décrocher deux couronnes la même année, une en 250cc et une autre en 500cc, huit points devant Eddie Lawson qui ne tardera à monter en puissance.

Les blessures de Spencer profiteront en effet à son adversaire. Lawson remporte quatre titres en 500cc (trois avec Yamaha, un avec Honda) avant de migrer chez Cagiva et de se mettre un terme à sa carrière en 1992.

En quart de litre, Jim Filice et John Kocinski dominent de main de maître la manche de Laguna Seca en 1988 et 1989. Kocinski est d’ailleurs sacré dans cette catégorie l’année suivante. Deux autres grands noms du motocyclisme américain vont ensuite percer : Wayne Rainey sur la Yamaha et Kevin Schwantz sur la Suzuki.

Wayne Rainey décroche le titre trois saisons consécutives, de 1990 à 1992, sous les yeux de son mentor Kenny Roberts. Mais sa carrière s’arrête subitement fin 1993, en raison d’une lésion de la colonne vertébrale induite par une très lourde chute. Schwantz sera sacré cette année-là, performance qu’il ne sera pas en mesure de reproduire néanmoins par la suite. Il sera le dernier pilote de cette génération à repartir avec une couronne mondiale. Il faudra ensuite attendre Kenny Roberts Junior, au guidon de la Suzuki en 2000, pour voir de nouveau un Américain dominer la catégorie reine.

Durant l’ère MotoGP™, un seul pilote de ce pays sera sacré, Nicky Hayden. Les Américains décrocheront toutefois de nombreux podiums et quelques victoires grâce à Colin Edwards, John Hopkins et Ben Spies. Après le départ de ces trois-là, Nicky Hayden devient le seul représentant américain sur la grille mais à son tour, le Kid du Kentucky se retire fin 2015, pour aller courir en Championnat du Monde Superbike.

Aucun Américain n’est donc présent cette année en catégorie reine, une première depuis 1975. Entre 1978 et 1993, les Américains ont remporté pas moins de quinze titres de Champion du Monde (treize en 500cc et deux en 250cc), dix-sept en comptant les couronnes de Kenny Roberts Junior et de Nicky Hayden en 2000 et 2006. Entre 1976 et 2011, ces derniers ont également signé un total de 172 victoires, 466 podiums, 163 pole positions et 169 meilleurs tours.

Tags:
MotoGP, 2016, RED BULL GRAND PRIX OF THE AMERICAS

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