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Seulement douze points d’écart pour le trio de tête

Seulement douze points d’écart pour le trio de tête

Les trois premiers pilotes du classement MotoGP™ 2016 ne se tiennent qu'en douze points à l’issue des cinq premières courses.

Une erreur chacun

Pour la seconde fois de la saison 2016, seuls treize pilotes ont rallié l’arrivée en MotoGP™ au Monster Energy Grand Prix de France. Quelques semaines plus tôt, le GP d’Argentine avait été la première course terminée par seulement 13 pilotes depuis le GP de Malaisie de 2012, où la course avait finalement été arrêtée par drapeau rouge en raison de pluies torrentielles. Des treize pilotes qui ont fini l’épreuve du Mans, l’un d’entre eux avait chuté avant de repartir : Marc Márquez (Repsol Honda Team). Le Catalan, Jorge Lorenzo (Movistar Yamaha MotoGP) et Valentino Rossi (Movistar Yamaha MotoGP) ont désormais tous commis une erreur chacun, équilibrant la lutte pour le titre mondial.

« Étant donnée la façon dont le Championnat fonctionne actuellement, la victoire revient à celui qui trouve le plus vite ses marques et est prêt dès le début de la saison, ou à celui qui ne fait pas d’erreur, car la moindre erreur est très difficile à rattraper, » avait affirmé Casey Stoner en 2012. Des déclarations qui sont plus que jamais d’actualité et que Márquez, Lorenzo et Rossi feraient bien de garder à l’esprit. Les trois ont prouvé qu’ils pouvaient être intouchables lorsque tout était de leur côté mais chacun a aussi exposé quelques petites faiblesses qui pourraient jouer un rôle crucial.

Une deuxième erreur ne serait cependant pas forcément la fin du monde. Márquez, Lorenzo et Rossi ont tous les trois remporté le titre une saison où ils avaient abandonné à deux reprises. Rossi avait été sacré malgré bien des soucis en 2004 comme en 2009, tout comme Márquez en 2013, qui avait décroché son premier titre MotoGP™ avec seulement quatre points d’avance sur Lorenzo. Ce dernier avait été titré malgré deux abandons en 2012 mais l’un d’entre eux était arrivé à Valence, lors du dernier GP de l’année, quand le Majorquin avait déjà été sacré. Avant eux, le dernier pilote à avoir remporté le titre de la catégorie reine avec au moins deux résultats blancs était Mick Doohan en 1998 (avec huit victoires et deux secondes places en quatorze courses).

Lorenzo et Márquez ont tous les deux gagné deux fois cette année, si bien que Rossi se retrouve derrière les deux Espagnols au classement général. L’écart entre l’Italien et son coéquipier, qui est passé devant Márquez grâce à sa victoire au Mans, n’est cependant que de douze points. Les trois premiers n’avaient pas été aussi proches à l’issue de la cinquième manche de la saison depuis 2009, lorsque Stoner, Lorenzo et Rossi étaient repartis du Mugello en se tenant en neuf points. À l’époque, Lorenzo et Rossi avaient tous les deux eu un résultat blanc tandis que Stoner avait fini chacune des cinq premières manches dans le Top 5. La saison de l’Australien allait par la suite être gâchée par ses problèmes de santé…

Si la saison 2015 a été marquée par un suspense permanent, le Championnat du Monde MotoGP™ 2016 s’avère d’ores et déjà plus serré, le nouveau règlement technique ayant permis à chaque course de proposer son lot de surprises. Rossi sera à domicile pour la prochaine épreuve, au Mugello, mais les six dernières éditions du GP d’Italie ont été remportées par les Espagnols. Le ‘Docteur’ cherchera donc à mettre fin à cette série lors de la sixième manche de la saison et à le faire avec une victoire, de quoi égaler Lorenzo et Márquez mais aussi ajouter encore un peu plus de piment à une lutte pour le titre qui s’annonce passionnante.

Ducati demeure en difficulté

Le Monster Energy Grand Prix de France s’est conclu sur un nouveau désastre pour le Ducati Team, dont les deux pilotes sont partis à la faute et ont été contraints à l’abandon. Le team officiel de la marque italienne poursuit donc sa série noire et n’a plus eu la satisfaction de voir ses deux pilotes rallier l’arrivée d’une même course depuis Phillip Island 2015. Le manque de résultats compromet la saison 2016 de chacun des deux pilotes mais aussi celle du team, qui occupe la cinquième place du classement par équipe, avec seulement un point de plus qu’Avintia Racing, qui travaille sur des GP14.2, un modèle introduit en 2014. Comme à Austin, où Andrea Iannone avait emporté Andrea Dovizioso dans sa chute à quelques dizaines de mètres de la ligne d’arrivée, les deux Italiens étaient de nouveau en lice pour le podium lorsqu’ils ont chuté au Mans, cette fois-ci séparément. Si leur vitesse n’est plus à démontrer, les deux pilotes Ducati semblent avoir encore beaucoup à faire en termes de régularité.

Avec 39 points, Héctor Barberá (Avintia Racing) est pour l’instant le pilote Ducati le mieux classé, devant Eugene Laverty (Aspar Team MotoGP), qui occupe la neuvième place du classement général.

Ducati étant le seul constructeur à avoir ses pilotes satellites devant les officiels. Andrea Iannone et Andrea Dovizioso doivent commencer à finir leurs courses, d’autant plus qu’aucun des deux n’est assuré de la place pour l’instant libre aux côtés de Jorge Lorenzo pour 2017.

Viñales et Suzuki récoltent les fruits de leur travail

Pilote le plus convoité du mercato 2017, Maverick Viñales (Team Suzuki Ecstar) n’aura pas mis longtemps à s’offrir le premier podium MotoGP™ de sa carrière, dont il s’était déjà approché à plusieurs reprises. En Argentine, le jeune Espagnol avait devancé Valentino Rossi pour s’emparer de la seconde position mais avait fini par chuter alors qu’il semblait assuré d’un Top 3. Viñales n’a pas eu de souci de ce type en France et a prouvé qu’il avait appris ses leçons pour s’offrir son premier podium, sur lequel figuraient aussi les illustres Jorge Lorenzo et Valentino Rossi. Et s’il a profité des chutes de plusieurs pilotes qui étaient initialement devant lui, Viñales a tout de même fini devant Dani Pedrosa (Repsol Honda Team), un pilote titré trois fois Champion du Monde (en 125cc en 2003 puis en 250cc en 2004 et 2005) et comptant 101 podiums à son palmarès en catégorie reine. Comme Lorenzo, Rossi, Stoner, Iannone, Dovizioso et bien d’autres ont pu s’en rendre compte, battre Pedrosa, même dans un de ses mauvais jours, n’a rien d’une blague. 

Viñales est donc le premier pilote à s’offrir son premier podium en MotoGP™ depuis Scott Redding à Misano en 2015, où le Britannique avait fini troisième malgré une chute à la mi-course. Viñales est aussi le premier pilote à accéder au podium sur une moto qui ne soit ni une Yamaha, ni une Honda, ni une Ducati depuis la seconde place d’Aleix Espargaró sur Forward-Yamaha au GP d’Aragón de 2014. Avant ça, le dernier podium d’une autre marque que Yamaha, Honda et Ducati avait été celui de Marco Melandri sur Kawasaki au GP de France de 2009. Viñales et Suzuki ont donc clairement prouvé leur potentiel et leurs fans attendent désormais impatiemment la décision de l’Espagnol, qui pourrait continuer avec la marque d’Hamamatsu en 2017 ou bien changer d’écurie pour s'assurer une moto qui a déjà fait ses preuves au sommet du podium.

Tags:
MotoGP, 2016, GRAN PREMIO D'ITALIA TIM, Jorge Lorenzo, Marc Marquez, Valentino Rossi, Movistar Yamaha MotoGP, Repsol Honda Team, Team SUZUKI ECSTAR

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