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8 jours ago
By motogp.com

Danilo : « Je suis motivé à 100% »

Avant d’aborder la dernière ligne droite du calendrier, le pilote du team Marinelli Rivacold Snipers revient sur sa saison.

Unique représentant tricolore engagé en Moto3™, Jules Danilo (Marinelli Rivacold Snipers) a fait face à quelques difficultés depuis l’ouverture de la saison à Losail. Malgré de nombreux problèmes techniques, le Français n’a pourtant jamais baissé les bras. Danilo a profité des quelques jours de repos qui ont suivi le Grand Prix d’Aragón afin de se préparer en vue du prochain rendez-vous à Motegi au Japon.

Avant de s’envoler en direction de l’Asie, le pilote Honda a accordé une entrevue à motogp.com dans laquelle il revient sur cette année ainsi que sur ses objectifs pour la tournée outre-mer. 

Jules, peux-tu nous résumer ta saison en quelques mots ? 
« Le début de saison s’est avéré très compliqué, en particulier aux Tests durant lesquels je n’ai pas réussi à trouver de solutions avec mon nouveau chef mécanicien. Nous n’avions pas vraiment d’aide extérieure. Nous avons finalement mis le doigt sur quelque chose au Texas. Nous allions dans la bonne direction, mais nous étions toujours sur la même base. Au retour du break estival, tout le monde avait progressé tandis que nous étions restés au même point. Je commençais également à rencontrer beaucoup de problèmes techniques et cela a vraiment conditionné ma deuxième partie de saison. C’est assez frustrant, car je pense que nous étions sur la bonne voie. »  

Tu sembles avoir fait face à de nombreux problèmes, de quoi as-tu souffert ? 
« Les soucis ont surtout concerné les freins. À Misano, ma moto était prête pour les qualifications seulement ; j’avais ainsi manqué les trois séances d’essais libres. Je comptais sur ce week-end puisque nous avions réalisé des essais quelques mois auparavant durant lesquels je m’étais montré plutôt rapide. En Aragón, c’est le support du bocal du liquide de frein qui a cassé. Il y avait donc de l’air qui rentrait dans les durites, c’était à la fois difficile et dangereux. Et pendant ce temps, tout le monde progresse... En condition normale, je pense que j’aurais pu figurer dans le groupe en lice pour le podium. »

Depuis quelques mois les négociations vont bon train, comment arrives-tu à concilier le fait de rouler et de chercher un guidon pour l’an prochain ? 
« Je n’ai pas de manager, donc je dois gérer beaucoup de choses moi-même. Mon objectif est d’être devant en Grand Prix et, pour le moment, j’en suis encore très loin. À Assen, j’ai vu que j’étais capable de me battre pour le podium, ce fut un immense soulagement. Mais à partir de là, les négociations ont commencé et les problèmes techniques sont arrivés. Il y a de moins en moins de guidons et tout devient plus compliqué. Je m’entraîne d’arrache-pied pour y parvenir et j’aimerais pouvoir évoluer dans une atmosphère qui est dans le même état d’esprit que le mien. Aujourd’hui, on ne me donne pas véritablement les moyens de briller. »

Romano Fenati, ton coéquipier, se bat pour le titre, comment te sens-tu au sein du team ? 
« Il y a eu des promesses qui ont été faites en début d’année, mais qui n’ont pas été tenues. Le problème, c’est que tout le monde n’a de cesse de progresser... Je m’investis de la même façon depuis le début. Cette année, contrairement à l’an passé, je suis resté en Espagne pour m’entraîner chaque jour. Je ne vois pas ce que j’aurais pu faire de plus pour me maintenir au top niveau. »

 La tournée outre-mer est éprouvante tant sur le plan mental que sur le plan physique, comment abordes-tu ces prochaines étapes ? 
« Ce sont des circuits que j’apprécie beaucoup, surtout Phillip Island et Sepang. J’ai profité de ces deux semaines pour garder la forme et rouler avec ma moto d’entraînement. Je suis plutôt content de ce que j’ai accompli et je suis motivé à 100%. Il faut que nous terminions la saison sur une note positive. Les courses Moto3™ se passent en groupe et je dois en faire partie pour me battre pour le podium. Ça me permettrait de reprendre confiance et, par-dessus tout, de retrouver mes sensations. » 

Certains tracés, comme Sepang, comptent de longues lignes droites où l’aspiration joue un rôle crucial en Moto3™. Beaucoup de pilotes s’attendent durant les séances, mais tu fais partie de ceux qui évitent cela. Comment réussir à tirer son épingle du jeu ? 
« Je parviens effectivement à rouler seul, mais pour les qualifications, il faut savoir se placer stratégiquement. Durant les dernières courses où j’étais moins serein, j’ai reçu mes premières amendes en Grand Prix. Ça devient compliqué d’éviter ce phénomène. Tu peux te satisfaire d’un chrono que tu réalises sans l’aide de quelqu’un, mais tu pars de la 25e position sur la grille. On pénalise ceux qui attendent, mais on ne favorise pas ceux qui jouent le jeu depuis le début. Toujours est-il que je pense que si j’arrive à retrouver le bon feeling avec la moto, nous pourrons être compétitifs durant les qualifications. Un meeting est prévu à Motegi et les sanctions promettent d’être plus sévères, donc je ne prendrai plus aucun risque et je continuerai de faire ce que j’ai toujours fait, à savoir de rouler seul. » 

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