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1 jour ago
By motogp.com

Interview exclusive avec le nouveau leader Crutchlow

Cal Crutchlow, nouveau leader au classement général, a accordé une interview exclusive au commentateur Matt Birt après sa victoire de Termas

À quel point gagner une course en début de saison est important pour la confiance ?
« Gagner en MotoGP™ est juste quelque chose d’énorme et c’est encore mieux quand ça arrive en début d’année. J’avais décroché ma première victoire à Brno, en milieu d’année et puis il y avait eu Phillip Island. Forcément, triompher en début de saison vous met en confiance pour la suite. Mais pas question de s’emballer, la saison est encore longue. Mon objectif sera avant tout de lutter pour le podium à chaque course. »

Résumé : Crutchlow gagne au terme d'une course dramatique

Cette victoire avait-elle une saveur différente comparé aux deux autres que tu avais obtenues ?
« Je ne m’attendais pas à gagner dimanche. Marc avait été rapide tout au long du week-end, mais dès samedi j’ai compris qu’en réalité ça se jouerait entre lui et moi, qu’il y avait un moyen de jouer la victoire si tout se passait bien. »

Arrivé dans le parc fermé, tu as dit ‘Ne doutez pas de moi !’, pourquoi ?
« À vrai dire, avec le plein d’adrénaline, vous dites un petit peu tout ce qui vous vient à l’esprit et cette phrase pourrait très bien m’être adressée. En tant que pilote, vous traversez parfois des périodes de doutes quand vous ne gagnez pas, la saison passée par exemple. Mais cette phrase pourrait être aussi dirigée à l’encontre de ces personnes qui doutent sur mes capacités à gagner des courses ou à me battre pour le titre ! »

Crutchlow : « J’ai joué mes cartes, j’étais plus rapide »

Qu’est-ce que ça fait de succéder à Barry Sheene, ultime Britannique à avoir mené le Championnat en catégorie reine ?
« C’était en 1979 et à l’époque je n’étais pas né. Bien évidemment, j’en suis très fier ! Quand j’ai gagné en République tchèque, les gens ont commencé à associer mon nom à celui de Barry Sheene, car aucun anglais ne s’était illustré entre temps, ce qui est très flatteur. Barry a remporté deux titres et de nombreuses courses, autant dire que j’ai encore du travail ! »

Tu signes également la 750e victoire de Honda…
« Oui et je le dois surtout à mon équipe. Lucio est associé à Honda depuis pas mal d’années maintenant et tout le monde fait un travail incroyable. Sur le plan personnel, ça fait très plaisir. Ceci dit, je ne sais pas si je serai toujours en compétition pour la 1000e de Honda. »

Tu réalises ton meilleur début de saison avec cette victoire combinée à ta quatrième place du Qatar. Est-ce qu’il y a une raison particulière ?
« Honnêtement je ne sais pas, j’ai toujours réalisé de mauvaises courses au Qatar. En Argentine, j’ai tout simplement saisi ma chance, mais Álex, Johann et Jack ne m’ont pas facilité la tâche. Je pense que nous nous sommes bien préparés, que ça soit du côté de mon équipe ou de l’usine. Ma moto est bien plus performante et notamment à l’accélération. De grosses améliorations ont été apportées sur ce point et les résultats ont été visibles, tant durant les premières courses qu’en pré-saison. »

La principale évolution repose donc sur le moteur d’après toi ?
« C’est compliqué pour les teams officiels sans concession car le moteur est gelé en début de saison. Honda en a donc fait sa priorité et je ressens vraiment une différence en termes de puissance ! Après il faut aussi bien savoir la gérer avec l’électronique... Mais je préfère encore ça que l’inverse. Sinon, la moto est assez similaire à celle de la saison passée. »

Est-ce que tu sens une différence disons de ‘traitement’ depuis que tu es directement contracté par le HRC ?
« Difficile de dire car j’ai toujours eu un énorme soutien de la part de Honda. Il écoute mes commentaires et je travaille dur aussi bien pour mon team que pour eux car je veux les aider dans le développement. »

Sachant que tu as gagné en Argentine et que les deux premières poles ont été inscrites par des pilotes indépendants, penses-tu qu’une équipe satellite puisse se battre pour le titre ?
« Difficile, mais si je n’y croyais pas, il n’y aurait aucun intérêt à ce que je sois là. Ça sera très compliqué, les probabilités sont très minces. Oui j’ai la chance d’être soutenu par Honda, mais un team indépendant n’a pas les mêmes ressources. Un team satellite se compose d’une trentaine de personne, alors qu’une équipe officielle en compte environ 90 ! Et puis il faut voir ce qui se passe arrivé en Europe car généralement c’est à ce moment précis que les équipes reçoivent des évolutions. Mais je suis content du package qui est mis à ma disposition et je suis convaincu que nous pouvons être compétitif. La Dorna et Carmelo Ezpeleta ont fait un travail fantastique ces dernières années pour rendre les catégories plus disputées. »

Penses-tu que cette saison sera la plus disputée de l’histoire ?
« Je sais à quel point il est difficile de mener une course et je saurai bientôt à quel point il compliqué d’être leader au Championnat, sensation que je n’avais plus connue depuis mon titre en Supersport. Je ne me fais pas d’illusions. La saison promet d’être longue et la concurrence est relevée. Pour moi, dix pilotes peuvent être dans le coup en course, alors la clé sera vraiment la régularité. Je vais essayer de figurer sur le podium autant que possible ou à défaut d’inscrire des points à chaque épreuve de telle sorte à arriver en bonne position à Valence. Une chose est sûre, il faudra rester calme. »

Quelle est ton opinion sur l’incident entre Marc et Valentino ?
« Ce qui est arrivé est arrivé, chacun a son opinion et ça ne me concerne pas. Nous devons rester concentrés sur notre travail. »

Comment Cecchinello a-t-il vécu le dernier tour à Termas ?

Force est de constater que les trois fois où tu as gagné, ta femme Lucy n’était pas présente sur le circuit. Alors la laisseras-tu venir dans le futur ?
« Oh, elle peut toujours venir (rires) Habituellement, je pilote mieux quand elle est là mais elle n’a jamais assisté à une de mes victoires. 15 minutes avant le départ, j’étais au téléphone avec elle et je ne sais pas pourquoi, j’étais énervé. Elle m’a dit : ‘Cal, concentre-toi et fais-le pour tes deux femmes.’ Phrase dont je me suis souvenu, dans les deux derniers tours, lorsque j’ai passé Johann. Même à 7000 miles a une influence apaisante. »

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