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25 jours ago
By Paddock-GP

Tour d’horizon des francophones du paddock : David Dumain

Vous l’entendez aux commentaires du MotoGP™ sur Canal+ … Découvrez le parcours de David Dumain.

Tags , 2020

Comment avez-vous attrapé cette passion des sports mécaniques ?
« Contrairement à ce que l'on pourrait penser, personne ne faisait de moto dans ma famille ! Mais j'habitais à Vesoul et la notoriété de Stéphane Peterhansel irradiait toute la région. Mes camarades de classe avaient des mobylettes. Un jour, j'en ai achetée une, puis je suis passé à une 125cc de cross. J'ai ensuite fait du journalisme. La presse moto m’attirait déjà pas mal. J'ai fini par y arriver et la boucle était bouclée ! »

Décrivez-nous les grandes lignes de votre parcours.
« J’ai toujours voulu être journaliste. Reçu à l'Institut de Journalisme de Paris, je suis donc monté à Paris pendant deux ans, puis j'ai passé un concours pour travailler à l'Équipe. J'y suis resté plusieurs mois avant de rejoindre France Football, mais ça ne m'intéressait pas trop et juste à ce moment-là, Moto Revue m’a proposé d'intégrer sa rédaction. En fait, hormis le fait que je la pratiquais, je ne connaissais pas grand-chose à la moto. Au bout de quelques mois, je suis malgré tout devenu essayeur. Presque deux ans après, on a ensuite fondé un très beau magazine intitulé l'Intégral. À Moto Revue, je m'étais lié d'amitié avec Thierry Tracan. Ensemble, on a commencé à faire des courses en Supermotard et dans la foulée, on est passés à la vitesse avec l’Endurance. La compétition est en d’autres termes arrivée après le travail, et clairement j'y passais tout mon temps, tout mon argent. Pendant dix ans, j'ai ainsi été rédacteur en chef de l'Intégral aux éditions Larivière. Jusqu’au jour où Moto Journal m'a offert la place de rédacteur en chef, toutefois ça m’obligeait à arrêter la compétition puisqu’à l'époque, c'était un hebdomadaire. Le rythme était très soutenu, sans oublier que j'étais quasiment le plus jeune face à des gens incroyablement doués dans tous les domaines, qu’ils s’agissent de journalistes, photographes, maquettistes… Il a donc fallu que je mette toute mon énergie là-dedans ! Ça a duré dix ans, mais assez rapidement j'ai eu envie de refaire de la compétition et j’ai réussi à convaincre ma direction. À vrai dire, c'était ma seule soupape, car je devais rester au bureau le plus clair de mon temps, alors que toutes mes équipes partaient sur les Grands Prix, ou en reportage pour des essais. Néanmoins, le journalisme est toujours resté ma priorité. Quelque peu frustré par les limitations de budget imposés, j’ai finalement décidé de quitter Moto Journal et de me prendre en main en créant ma société. J'ai continué à travailler dans la presse écrite avec Moto Heroes. Ça faisait quelques années que je travaillais aussi avec AB Moteurs et avec Eurosport pour des piges… Du coup j'ai créé un média audiovisuel sur les réseaux sociaux après en avoir imaginé le modèle économique avec mon associé. Sans Concession était née, une émission qui se déroule chez les concessionnaires un peu partout en France, puisque la proximité est ce qui m'a toujours intéressé et amené au journalisme. Enfin, j'ai eu la chance d'être retenu pour commenter les Grands Prix sur Canal+. »

Quels sont les moments les plus difficiles auxquels vous avez dû faire face ?
« En 2014, j'ai eu un grave accident durant les 24 Heures du Mans Motos. Vertèbres cassées, j’ai dû arrêter la compétition. Mais à 40 ans, ça m'a permis de réfléchir à ce que j'allais faire. C'est comme ça que j'ai décidé d'arrêter Moto Journal pour faire mon émission. »

À l’inverse, y a-t-il eu des moments particulièrement forts, au point de vous tirer des larmes de joie ?
« Oui, il y a en eu deux ! Le premier, c'était en 2004. Je m'étais toujours posé la question de savoir si passer du journalisme traditionnel au journalisme moto très spécialisé était une bonne chose, car quand on est essayeur, on prend toujours des risques sur la route… Mais le jour où on a fait le Bol d'Or avec Kevin Schwantz et Moto Revue, là je me suis dit que quoi qu'il arrive, si je me faisais mal, je ne n’aurais rien à regretter de ce parcours ! Le deuxième moment, c'est quand on a fait les 24 Heures avec Moto Journal. Là, j'ai saisi qu'on était dans le vrai en termes de passion. C'était très dur, mais j'ai savouré ça comme rarement ! Et puis là on vit encore une aventure différente avec Canal+. »

Quel bilan dressez-vous de cette saison 2019 ?
« Après environ 25 ans d'Eurosport, on était un peu attendu au tournant, il a donc fallu beaucoup travailler. Ça demande énormément d’énergie, mais j’ai toujours été un grand bosseur. Sportivement, on savait que ce serait un peu difficile pour Johann Zarco chez KTM, mais tout compte fait, Fabio Quartararo est arrivé et nous a en quelque sorte ‘accompagnés' dans cette nouvelle aventure. Ajoutés aux performances de Fabio et au feuilleton Zarco, il y a aussi eu les exploits de Marc Márquez, le départ de Jorge Lorenzo, mais aussi Valentino Rossi, qui continue de repousser les limites de la longévité… tout cela nous a donné un spectacle incroyablement intense ! Bien sûr, je ne peux pas parler au nom de Canal+, mais je sais qu'ils sont très heureux. La moto, ça les fait vibrer ! »

Quelles sont les perspectives pour 2020 ?
« Ce qui est certain, c'est que Canal+ couvrira le MotoGP™. Le bilan n'est pas encore définitivement tiré mais je pense que notre travail leur a plu. Maintenant je n'ai pas encore d'informations, ni sur le dispositif, ni sur la façon dont on va traiter les choses. Mais je peux vous assurer, c'est que ce sera fait de belle manière, au moins comme on l'a fait cette année. »

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