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14 jours ago
By motogp.com

Vive la France, par Nick Harris

L’ex-commentateur du MotoGP™ revient sur ce coup de force réalisé par Fabio Quartararo et Johann Zarco à Losail.

Quatre ans et demi se sont écoulés… Mais quelque chose me dit que ce fameux backflip effectué en guise de célébration et ces mélodies interprétées au piano feront tôt ou tard leur retour, avec cette révolution française emmenée par Johann Zarco (Pramac Racing) et Fabio Quartararo (Monster Energy Yamaha MotoGP).

Jamais un tricolore n’a certes décroché de titre mondial en catégorie reine. Il n’empêche que ces deux-là sont déjà en train de réécrire l’histoire. Johann Zarco, toujours en quête de son premier succès en MotoGP™, mène pour la toute première fois ce Championnat du Monde, grâce à ses deux deuxième places ; tandis que Fabio Quartararo renouait avec le podium de la plus belle des manières, en s’y adjugeant la victoire. C’est bien simple, c’est la première fois en 73 ans de Grands Prix qu’on assistait à un doublé français en catégorie reine.


Johann Zarco n’a rien du pilote stéréotypé, c’est un personnage à part entière. Sa dernière victoire, il l’a décrochée à Valence en 2016, pour sa dernière apparition sur une Moto2™. Il s’était déjà assuré d’une deuxième couronne et je me souviens d’ailleurs de l’avoir croisé quelques semaines plus tôt, dans un aéroport de Melbourne totalement désert au petit matin, en train de jouer du piano, en attendant d’embarquer pour Kuala Lumpur.

Fabio Quartararo aura fait quant à lui sensation l’an passé. La machine s’est toutefois un peu enrayée après Barcelone, puisque plus jamais il ne sera en mesure de grimper sur le podium, enfin jusqu’à ce dimanche. Ce triomphe était au passage une façon de rappeler à ses adversaires qu’il faudrait compter sur lui pour cette troisième saison dans la cour des grands.

Malgré ce contexte encore pesant, lié à la situation sanitaire, je suis certain que tout le monde a apprécié ce début de saison. Huit pilotes, qui prenaient place sur la grille du MotoGP™, n’étaient même pas nés lorsque Valentino Rossi (Petronas Yamaha SRT) a disputé sa toute première course il y a 25 ans en Malaisie. Alors que l’Italien, âgé de 42 ans et 40 jours, attaquait sa 26e saison, Iker Lecuona (Tech3 KTM Factory Racing), du haut de ses 21 ans et 81 jours, en était seulement à sa cinquième.

Francesco Bagnaia (Ducati Team Lenovo) en profitait pour fêter sa promotion au sein du team officiel Ducati avec un podium obtenu derrière deux ‘vétérans’, en la personne de Maverick Viñales (Monster Energy Yamaha MotoGP) et de Johann Zarco.

Jorge Martín (Pramac Racing) inscrivait de son côté une pole après avoir roulé à peine sept jours sur sa Desmosedici, ce qui nous donnait sept polemen différents en sept courses. Hier encore, je plaisantais avec lui sur le fait qu’il n’arrivait pas à transformer toutes ces poles en victoires. Fatalité, il s’imposait pour la finale de Valence et en 2018, il remportait pas moins de sept rendez-vous pour être sacré Champion du Monde Moto3™. Trois ans plus tard, voici qu’il domine des qualifications pour son deuxième week-end en MotoGP™ ! Et plus la course avançait, plus je croyais qu’il allait gagner, à voir l’aisance avec laquelle il menait. Cette troisième place était malgré tout amplement méritée.

Pour couronner le tout, le Top 15 se tenait en seulement 8.928 secondes au bout de 22 tours… du jamais vu ! Bref nul besoin d’arguments supplémentaires pour justifier cette amorce en fanfare. J’attends déjà avec impatience la troisième manche du calendrier - et ma deuxième dose du vaccin. Sur ce, je me sers un petit verre de rosé de Provence.

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