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8 jours ago
By motogp.com

Rossi plein d’éloges envers son poulain Bagnaia

L’Italien estime que ça fait longtemps qu’il n’avait plus vu quelqu’un piloter la Ducati d’une telle façon.

Même s’il n’a pas été en mesure de signer un troisième succès consécutif à Austin, Francesco Bagnaia (Ducati Lenovo Team) est un peu l’homme de cette fin de saison. C’est bien simple, l’Italien reste sur trois poles et n’a plus quitté la première ligne depuis Assen. Le Turinois a également signé quatre podiums en cinq manches, dont ses deux premières victoires parmi l’élite, en Aragón et chez lui, à Misano : des moments qu’il n’est bien sûr pas prêt d’oublier. Mais grâce à ces résultats, le représentant du team Ducati Lenovo est surtout remonté de la quatrième à la deuxième place au classement pilote.

Certes 52 points le séparent de Fabio Quartararo (Monster Energy Yamaha MotoGP) à trois manches de la fin ; autrement dit ses chances de titre sont désormais plutôt minces. Il n’empêche que le n°63 a connu un véritable déclic comparé à 2020, ce que ne manquait pas de faire remarquer Valentino Rossi (Petronas Yamaha SRT) dans son debriefing d’après qualifications à Austin.

« Pecco est vraiment impressionnant. C’est la troisième pole d’affilée qu’il décroche et avec un sacré chrono. Il semble en superbe forme, déclarait Il Dottore. C’est vraiment agréable de le regarder rouler, ça fait bien longtemps que je n’avais plus vu un pilote évoluer sur la Ducati d’une telle façon. Je suis content pour lui. »

À vrai dire, le nonuple Champion du Monde le suit depuis longtemps, puisqu’il fait partie de sa propre académie et Francesco Bagnaia se disait très touché par ses mots. Lequel nous expliquait de son point de vue, ce qui a réellement changé.

« Quand j’ai débuté avec la Ducati, je n’arrêtais pas de tomber. Je n’avais jamais un bon feeling, indique-t-il. J’essayais d’attaquer, mais mon style de pilotage n’était pas forcément adapté à la Ducati, car en Moto2™, j’étais habitué à avoir beaucoup de vitesse de passage. En Moto2™, vous ne pouvez pas freiner aussi fort, sinon quoi l’arrière glisse en permanence […] Quand je suis arrivé en MotoGP™, si j’ai réussi à faire d’aussi bons chronos en Test, c’est parce que j’étais seulement concentré sur un tour. Or ce n’est pas forcément la bonne démarche à adopter pour un rookie. À compter du Qatar, j’ai commencé à travailler avec des pneus usés, je ne me sentais pas très à l’aise jusqu’à cette année. En 2020, j’ai fait quelques bonnes courses, deux ou trois peut-être, mais cette saison j’ai complètement changé de mentalité. Je connais désormais très bien cette moto, je m’y suis bien adapté au freinage. Je peux dorénavant bien ralentir cette Desmosedici tout en me sentant confortable. J’ai aussi réussi à bien personnaliser les settings pour avoir la meilleure vitesse en courbe. Notre moto n’est pas encore super rapide de ce point de vue, mais nous avons fait du bon boulot et elle est plus douce. »

En tout cas ces changements semblent porter leurs fruits. De quoi promettre pour 2022, s’il venait à rater la couronne cette année.

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