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7 jours ago
By Nick Harris

La malédiction britannique

Nick Harris revient sur cette édition 1977 du Grand Prix de Grande-Bretagne, qui aurait presque pu sourire à un Anglais.

Août 1977 : Silverstone accueillait son tout premier Grand Prix de Grande-Bretagne. Auparavant le Championnat du Monde avait pour habitude de faire escale à l’Île de Man pour le Tourist Trophy ; un endroit bientôt jugé dangereux cependant par un grand nombre de pilotes et de fédérations. Après 28 ans d’attente, une victoire de Barry Sheene aurait été un peu comme la cerise sur le gâteau pour le public anglais…

Barry Sheene, déjà assuré de sa deuxième couronne mondiale, et sa petite amie Stéphanie, c’était un peu comme les Beckham de l’époque. Ils figuraient régulièrement en première page des magazines. Et ce jour-là le Londonien, parti de la pole, aurait bien pu écrire une page de l’histoire, mais le destin en décida autrement.

Barry Sheene était en effet contraint à l’abandon en raison d’un problème mécanique. Le public transféra alors toute son énergie à soutenir Steve Parrish, entraîné par Barry Sheene lui-même. Tout le monde était debout lorsqu’il débuta le dernier des 28 tours qui figuraient au programme. Oui mais voilà, on n’est jamais à l’abri d’une averse en Angleterre, même en été. Steve Parrish allait s’en rendre compte sur sa visière, au moment de tourner la tête en direction du panneautage, qui lui indiquait un ‘Gas it w….’ ; message directement adressé par son complice Barry Sheene. Sa toute première victoire lui tendait les bras, c’était le tour de sa vie ! Pendant ce temps là sur le podium, on s’affairait : hymne, drapeau…

Malheureusement, arrivé dans le premier virage à Copse, Steve Parrish perdait l’avant de sa Suzuki. Avant même que la foule eut le temps de crier son désespoir, John McWilliams se faisait lui aussi piéger… Une chute, survenue trois virages plus loin, qui laissait ainsi le champ libre à Pat Hennen. L’Américain inscrivait alors le deuxième succès de sa carrière, ouvrant d’ailleurs la voie à un certain Kenny Roberts, qui s’imposera un an plus tard.

Aucun Anglais ne s’est à jour illustré en catégorie reine lors du Grand Prix de Grande-Bretagne et le pauvre Steve Parrish n’aura jamais la chance de grimper sur la plus haute marche du podium.

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