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20 jours ago
By motogp.com

Tests de novembre : Quelle organisation pour Tech3 ?

Dans cette deuxième partie, Hervé Poncharal donne plus de détails sur les tests de novembre et sur les couleurs qu’ils arboreront.

Bien que cinq épreuves restent encore à disputer cette année, Hervé Poncharal a déjà l’esprit - en partie - tourné vers 2019. Il faut dire que la pré-saison va arriver très vite puisque le premier Test débutera au surlendemain du GP de Valence. Justement comment comptent-ils s’organiser avec l’arrivée de KTM au sein de leur box ? Quelles seront les couleurs et la méthodologie de travail employée en MotoGP™ comme en Moto2™ ? Le patron de la structure française se confie, tout en évoquant la Coupe du Monde FIM Enel MotoE™, qui sera introduite à compter de la saison prochaine et à laquelle ils participeront.

Avez-vous déjà visité l’usine KTM avec vos mécaniciens, histoire de vous familiariser avec cette nouvelle moto ?
« Non ! Nous sommes une équipe Yamaha et nous le resterons jusqu’à Valence. Le premier Test, qui débutera au surlendemain du GP, se fera avec l’équipe Test de KTM. Notre team sera plus là en observation. À Jerez, notre équipe travaillera ensuite là sous la supervision de KTM. Par contre, dès que nous revenons de Jerez fin novembre, toute le monde ira au siège social pour monter les motos 2019 et se familiariser. Là ça sera la première vraie prise de contact. »

Nous sommes une équipe Yamaha et nous le resterons jusqu’à Valence. Hervé Poncharal

Qu’en sera-t-il des livrées ? Aura-t-on un code couleur semblable à celui de Toro Rosso en F1 ?
« En MotoGP™, comme en Moto2™, nos motos seront aussi proches que celles du team officiel et de chez Ajo. Mais effectivement, d’un point de vue couleurs, nous aurons des motos un peu différentes et sans dévoiler quoi que ce soit, c’est vrai que la base de design reposera essentiellement sur du bleu... Nous ne serons pas le Toro Rosso du MotoGP™ car Toro Rosso et Red Bull sont deux équipes qui n’ont rien en commun sur le plan technique. L’an prochain, ils auront juste le même moteur. En tout cas, je suis très content des premières esquisses que j’ai pu voir. Ça me plaît beaucoup. Je suis impatient que tout le monde découvre cette nouvelle livrée, mais ça ne sera qu’au dernier Test, c’est-à-dire au Qatar. Tout l’hiver, nous roulerons avec des motos noires et des marquages blancs. »

Quelle va être la méthode de travail, sachant que ces motos officielles seront confiées par des pilotes relativement jeunes ? Comment comptez-vous gérer ça ?
« Début 2017, nous avions deux pilotes qui arrivaient du Moto2™ et dès le premier Grand Prix, Johann Zarco a passé sept ou huit tours en tête. Nous avions eu de bons essais hivernaux. Bien sûr, la méthode de travail est adaptée en fonction de chaque individu, mais notre équipe technique a une longue expérience du MotoGP™. Nous allons travailler comme nous l’avons toujours fait et avec le support des techniciens KTM, nous allons utiliser toutes les séances de la pré-saison pour avancer pas à pas. Je ferai tout pour que nos pilotes ne ressentent pas de pression […] Même s’ils arrivent du Moto2™, qu’ils ont une électronique moins développée, des freins acier et qu’ils roulent en Dunlop… je pense qu’une moto de course reste une moto de course. Et puis ce sont tout de même des pilotes qui ont pas une certaine expérience sur le plan du pilotage et de la technique. Je ne me fais pas de soucis. Il faut avant toute chose qu’on apprenne à se connaître sur le plan humain, qu’on comprenne immédiatement ce dont ils ont besoin. Après ils vont effectivement devoir s’habituer à cette électronique, à cette puissance… mais je leur fais confiance. »

L’an prochain, Triumph sera le motoriste officiel de la catégorie intermédiaire. Est-ce que ça ne risque pas de compliquer le passage du Moto3™ au Moto2™, pour ce qui est de Marco et de Philipp ?
« Non je ne pense pas, car ça ne va pas radicalement changer le concept du Moto2™. On aura un moteur plus moderne, plus puissant avec plus de couple et une boîte de vitesse plus facile à gérer. L’électronique sera certes plus développée. Mais je n’ai aucun doute sur le fait que Marco s’entraîne dur au ranch. J’ai d’ailleurs entendu dire qu’il était très rapide sur une 600. Philipp Öttl a de son côté fait quelques tours de roue récemment à Aragón… Honnêtement ce sont des supers pilotes et je pense qu’il y a suffisamment de roulage pour arriver au premier Grand Prix en ayant une bonne connaissance de son matériel. Mais c’est sûr qu’a priori, Marco, Philipp – comme Jorge Martín chez Ajo - ne joueront pas le titre en tant que rookies, car il y a quand même un certain temps d’accoutumance. Regardez Joan Mir, qui avait dominé la catégorie Moto3™ en 2017 ! Concernant KTM, je pense qu’ils font un superbe boulot et ils ont l’avantage d’avoir commencé très tôt avec le moteur Triumph… C’est de bon augure pour le team Red Bull KTM Moto2™ ! »

Vous faites partie des équipes qui seront engagées en MotoE™ la saison prochaine… Comment prépare-t-on l’arrivée d’une telle discipline chez Tech3 ?
« Il faut reconnaître que nous avons tout de même beaucoup moins de choses à préparer sur le plan logistique et technique, puisque nous découvrirons les motos à Jerez, en même temps que les essais Moto2™ et Moto3™, fin novembre. En tout cas nous sommes très impatients d’y être. J’ai pu discuter, que ça soit avec Randy de Puniet ou Randy Mamola, et il paraît que ce sont des motos qui ‘poussent’ vraiment. Alors elles ont effectivement une manière de fonctionner très différente des motos à moteur thermique. Il n’y pas de boîte de vitesses, elles sont aussi plus lourdes. Disons que la première année sera une grande découverte pour tout le monde. Mais c’est une catégorie en laquelle je crois beaucoup ! »

Le MotoE™ est une catégorie en laquelle je crois beaucoup ! Hervé Poncharal

Avez-vous déjà choisi les pilotes qui vous représenteront ?
« Oui j’ai fait mon choix, mais j’attends que ces pilotes me confirment leur disponibilité car ils doivent avant tout obtenir le feu vert du constructeur pour lequel ils courent. Pour ne rien vous cacher, j’aimerais bien aligner Kenny Foray - sacré la saison passée en FSBK et vice-Champion cette année - et Broc Parkes, que nous connaissons un peu puisqu’il a remplacé Jonas au précédent GP d’Australie. Je précise qu’il n’y a rien d’acté ! Mais pour en avoir discuté avec Paolo Campinoti, Lucio Cecchinello et Fausto Gresini, ils ont le bon profil car ils courent tous deux en endurance. Autrement dit, ils ont de l’expérience au guidon de ‘grosses motos’. En plus de ça, ils ont une certaine maturité et il n’y a pas de concurrence de dates. Mais tout dépendra de la réponse donnée par BMW et Yamaha. »

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