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12 jours ago
By Paddock-GP

Tour d’horizon des francophones du paddock : C. Léonce

Vous avez déjà vu son visage dans le box officiel KTM… Découvrez qui est Christophe Léonce, le chef mécanicien de Pol Espargaró.

Comment avez-vous attrapé cette passion des sports mécaniques ?
« Mon père, qui était militaire à Toulon, nous a appris la mécanique très jeune, avec mon frère. À 12 ans, je savais déjà démonter un moteur de cyclomoteur. Puis, on a rencontré Jean-François Baldé qui habitait à Hyères et on y allait pour travailler sur des vieux véhicules dès qu’on avait un peu de temps... Ça a commencé comme ça ! »

Décrivez-nous les grandes lignes de votre parcours.
« Un jour, en 1987, Jean-François Baldé m'a proposé de devenir aide-mécanicien, et comme à l'époque je faisais quelque chose qui m'intéressait pas vraiment, j'ai accepté. Au final, c'est donc lui qui m'a tout appris, à commencer par le fait d’être extrêmement consciencieux sur la préparation d’une moto ! Fin 1989, il a arrêté sa carrière. Mais j’ai pu rebondir chez Repsol Honda. À l'époque, il y avait déjà d'autres Français comme André Laugier et Gilles Bigot. J'y ai travaillé deux ans avant de revenir en France pour faire mon service militaire. En 1993, j'ai ensuite intégré l'équipe de Sito Pons avec Alberto Puig et je suis resté en Espagne un an de plus avec Carlos Cardus qui roulait sur une Honda 250 NSR d'usine. Ça a duré jusqu'en 1995 ; année où j’ai rejoint l'équipe de Erv Kanemoto avec Alex Barros en 500cc. La campagne suivante, cette fois le pilote était Luca Cadalora, quelqu'un de très pointu sur la mise au point de sa moto, puis on est retournés en 250cc avec Max Biaggi de 1997 à 1998. Dans la foulée, j'ai fait un bref passage par Gresini avec Loris Capirossi et en 2000, Max Biaggi m'a fait rentrer dans le team officiel Yamaha Marlboro. Tout compte fait, je l’ai accompagné durant huit saisons, de Yamaha à Repsol Honda en passant par Honda Camel. Quand il est parti en WorldSBK, de mon côté je suis resté chez Honda pour m'occuper d'un certain Dani Pedrosa. Après quoi en 2015, j’ai travaillé aux côtés de Jack Miller dans le box LCR. C’est alors qu’a débuté l’aventure KTM. »

Quels sont les moments les plus difficiles auxquels vous avez dû faire face ?
« À aucun moment je n'ai eu envie d'arrêter. Ce métier me passionne vraiment, mais pour autant je n'ai jamais trouvé de saison facile, car ça demande une intense concentration en permanence. Peut-être que ma plus grande déception fut la campagne 2012, lorsqu’on est passés tout près du titre avec Dani. Ce problème sur la grille à Misano et cette chute en Australie nous ont coûté particulièrement chers… Ça montre vraiment que tous les détails sont importants à ce niveau de la compétition. »

À l’inverse, y a-t-il eu des moments particulièrement forts, au point de vous tirer des larmes de joie ?
« Sans doute l'année du dernier titre de Max en 250cc. Personnellement, je dirais que je suis relativement content de tous les choix que j'ai dû faire. Notre métier est très aléatoire, mais j’ai toujours suivi mes envies. C'est également une grande satisfaction. »

Quel bilan dressez-vous de cette saison 2019 ?
« Pol Espargaró est un garçon qui se donne toujours à 100 % lors des qualifications et pour le projet, c'est vraiment ce qu'il faut. La saison passée, on a signé de belles prestations, mais comme on était assez loin, c’était aussi plus facile de se rapprocher. Cette fois, ça a été un peu plus corsé. Certes, on a franchi d’importants paliers, mais parfois on a mis du temps à trouver les solutions. Oui, j’espérais un peu plus. Après, je ne suis pas déçu pour autant. Nous n’avons que trois années d'expérience à ce niveau face à des constructeurs qui en possèdent plus de vingt. Nous avons encore beaucoup de travail devant nous, toutefois ça fait partie de la compétition et du challenge à relever. »

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GoPro™ : Rencontre avec Pol Espargaro !

Quelles sont les perspectives pour 2020 ?
« On a beaucoup d'espoirs car on a des nouveaux prototypes qui arrivent et du nouveau matériel à essayer. Je pense que notre moto va progresser, de quoi donner à nos pilotes la possibilité de se battre plus sur le devant. Mais la course reste la course. On fera le maximum et on verra bien ce que ça donne. »

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