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22 jours ago
By motogp.com

A.Espargaró: « Avec Ducati, c’était quasiment fait en 2015 »

C’est une des révélations faites par le Catalan dans l’ultime podcast ‘Cambia el mapa’.

Aleix Espargaró (Aprilia Racing Team Gresini) était l’invité du dernier numéro de ‘Cambia el mapa’, le podcast officiel du MotoGP™ en espagnol. Et le Catalan, réputé comme un des plus grand travailleur du paddock, s’est littéralement confié sur certains doutes qu’il a eu la saison passée, lorsque les performances n’étaient pas au rendez-vous.

« Je l’ai assez mal vécu, tant cette année fut décevante, reconnaît-il. Je ne prenais aucun plaisir sur la moto. Ok, c’est un travail comme un autre, mais quand en plus de ça vous risquez votre vie, en chutant et que les résultats ne viennent pas… Puis il y a le fait d’être loin de sa famille. Fin novembre, j’en étais arrivé à un stade où je n’avais quasiment plus envie de reprendre la piste. J’en ai longuement discuté avec ma compagne Laura, pour voir les différentes options qui se présentaient à moi et je me suis dit que cette année serait comme un test. Je verrai bien si les choses allaient changer ou pas, comme ils me le promettaient, car à Jerez, la moto était identique à celle de 2019 alors que tout le monde avait la nouvelle ! »

Des craintes rapidement effacées heureusement avec l’arrivée de la nouvelle RS-GP. « À Sepang, j’en ai presque eu les larmes aux yeux sur les premiers tours, raconte-t-il. Nous étions incroyablement compétitifs ! Pour autant, il n’y a pas d’urgence à renouveler. Je ne sais pas ce qu’il va se passer la saison à venir. J’espère que nous pourrons rouler rapidement, car je suis vraiment impatient à l’idée de retrouver ces sensations et que ça ne sera pas ma dernière année de moto. »

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« Cette RS-GP est la meilleure moto créée par Aprilia »

Si ces récents Tests ont permis au Catalan de faire le plein de motivation, ses plans ne sont pas clairs pour autant… « Les circonstances font que c’est une année un peu compliquée, surtout pour les équipes, explique-t-il. Je pense qu’il faut attendre de voir les prestations de chacun une fois que la saison commencera, sinon je ne sais pas ce qu’il se passera. Il se peut que certains pilotes se retirent comme Cal, ‘Dovi’ ou Valentino, qu’il y ait plus de guidons de disponibles ou tout le contraire. »

S’appuyant sur son expérience passée, le pilote ibérique sait à vrai dire que les choses peuvent parfois tenir à pas grand-chose et rapidement évolué dans un sens comme dans l’autre. « J’ai eu une carrière sportive un peu déstructurée. Dès mon arrivée en MotoGP™, j’ai de suite montré que j’en voulais et j’avais terminé sixième du Championnat avec la moto Open, quand Suzuki m’a recruté. Mais trois semaines plus tôt, au Sachsenring, je serrais la main de Gigi Dall’Igna… Tout était quasiment fait, sauf qu’au final, Andrea Dovizioso a décidé de rester, » révèle-t-il.

Une histoire que peu connaissait sans doute, qui permit de revenir sur certains moments clés de son parcours. « Fin 2014, je suis donc allé chez Suzuki. La première année fut assez encourageante, la deuxième fut en revanche plus délicate. J’ai eu plus de mal à m’adapter au Michelin, ceci étant ce n’est pas une excuse. Maverick avait gagné un Grand Prix. J’ai bien signé quelques Top 5 / 6, mais il était bien plus compétitif que moi. Je n’étais juste pas à la hauteur, » admet-il.

Et puis Aleix Espargaró a migré chez Aprilia. « Je n’ai que 30 ans, je fais du bon boulot et je pense que les autres marques en ont conscience. Cette année, j’ai une moto compétitive, je pourrais démontrer beaucoup de choses et qui sait ce qu’il pourrait arriver en 2021… Malheureusement, au lieu de ça, je n’ai pas d’autres choix que de jouer à la Zwift et avec mes enfants. »

L'intégralité de l’interview est à écouter dans le podcast.

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