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24 jours ago
By motogp.com

Gagner à tout prix ou assurer ? Par Nick Harris

L’ex-commentateur du MotoGP™ analyse la situation actuellement rencontrée par Joan Mir et revient sur ces pilotes sacrés sans victoire.

Tags MotoGP, 2020

2020 aura vraiment été une campagne sans précédent. À trois manches de la fin, difficile de prédire qui repartira d’ailleurs avec le trophée de Champion. En tout cas, en 72 saisons, jamais un pilote n’a été sacré au plus haut niveau, sans avoir brillé. C’est bien arrivé deux fois dans d’autres catégories, mais jamais en 500cc ou en MotoGP™.

À ce jour, Joan Mir (Team Suzuki Ecstar) n’a justement pas remporté la moindre course, alors qu’il mène le classement général avec 14 points d’avance. Son leadership, le Majorquin le doit en réalité à ces six podiums inscrits. Une régularité bien meilleure comparé aux huit pilotes qui ont eu le privilège de s’illustrer. Il s’agirait de son deuxième titre, après celui décroché en Moto3™ il y a trois ans. Sauf que cette année-là, le n°36 avait signé dix succès et empoché la couronne à deux épreuves du but. Cette fois, ça risquerait d’être bien plus serré… Ceci étant, nous n’y sommes pas encore !

Ironiquement, le dernier à avoir été Champion du Monde sans avoir enregistré une victoire n’est autre que le mentor des frères Márquez : Emilio Alzamora. C’était en 1999, dans le cadre de la catégorie 125cc. Ses dix Tops 3 s’étaient en effet avérés payants, à un point près.

La grande finale de Buenos Aires avait d’ailleurs été à l’image de l’année, avec un Emilio Alzamora qui assurait la deuxième place derrière Marco Melandri ; lequel aura pourtant tout tenté pour conjurer le sort.

Précédemment, Emilio Alzamora avait gagné les Grands Prix d’Argentine 1995 et des Pays-Bas 1996 ; deux triomphes auxquels venaient s’ajouter ceux acquis en 2000, à Estoril et à Jerez.

Dix ans plus tôt, un autre Espagnol devenait le premier concurrent à être sacré sans avoir dominé un seul rendez-vous : Manuel Herreros, en 80cc. Là encore, le pilote ibérique s’était classé deuxième du tout dernier affrontement dans cette catégorie en République tchèque derrière Herri Torrentegui. Un résultat suffisant pour lui permettre de repartir avec les honneurs, 12 points devant Stefan Dörflinger et 17 devant Peter Öttl, vainqueur des trois courses antérieures. Au préalable, Manuel Herreros s’était tout de même illustré au Nürburgring en 1986 et à Misano en 1987.

Jean-Louis Tournadre a quant à lui été couronné en 250cc avec une seule victoire il y a 38 ans. Tout s’était joué pour un petit point, à l’issue de ce GP d’Allemagne de l’Est qu’il terminait au quatrième rang. Je me souviens de son unique succès : c’était à Nogaro. En amont de cette épreuve, Barry Sheene avait décidé d’écrire une lettre appelant au boycott pour des raisons de sécurité. Parmi les pilotes qui avaient rejoint ce mouvement figurait entre autres son principal adversaire Toni Mang. À domicile, Jean-Louis Tournadre avait pour sa part couru et franchi le drapeau à damier en premier.

Alors vaincre à tout prix ou assurer : que choisira Joan Mir ? Cela dépendra peut-être du résultat de ses adversaires.

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