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17 jours ago
By motogp.com

« Intégrer ce milieu : une question de persévérance ! »

motogp.com vous fait découvrir ce mois-ci le parcours d’une autre femme exerçant dans le paddock : Amy Reynolds.

Si vous suivez le MotoGP™, le visage d’Amy Reynolds vous est forcément familier. Constamment armée de son micro en pitlane, elle officie notamment pour motogp.com et FOX Asia, tout en animant la rubrique ‘Piece of the Week’ que vous pouvez retrouver sur notre page Facebook. Durant le week-end, elle est occupée à vous dégoter des infos en coulisses, à interviewer pilotes et team managers… Son sourire indéfectible cache pourtant plusieurs échecs connus avant de devenir une figure emblématique du paddock.

Mais commençons par le début, quand cette idée a surgi de devenir journaliste, de conjuguer passion et métier : « Mon père était un grand fan de Formule 1. Toutefois ce n’est qu’à partir de l’adolescence où j’ai commencé à m’intéresser aux sports mécaniques, reconnaît-elle. J’ai toujours admiré Suzi Perry. J’aimais ses interviews, je me suis donc dit que ça pourrait être une piste à envisager. Du coup, j’ai entrepris des études de journalisme et d’audiovisuel, avec spécialité sports mécaniques. Amy combine ainsi l’université avec un job de modèle de telle sorte à se faire connaître des différents paddocks. Une fois diplômée, Amy exerce la profession de grid-girl en MX-GP et se fois offrir l’opportunité de présenter un des plus grands événements quatre-roues en Grande-Bretagne. Sauf qu’à un mois de ses grands débuts, un coup de théâtre survient : « En faisant de la moto, je suis tombée et je me suis cassée une jambe. À mesure que la date approchait, j’ai décidé de me rendre à l’hôpital pour me faire enlever le plâtre. Au bout du compte, je n’ai eu que dix jours de récupération, pour faire mes débuts en tant que présentatrice, » raconte-t-elle.

La saison suivante, Amy est alors embauché comme journaliste en MXGP. « Leur pit-reporter avait changé de voie, ce qui m’a permis d’hériter de son poste, explique-t-elle. La majorité des choses, je l’ai appris sur le terrain et pas à l’université. Mais avoir un diplôme de journaliste en poche m’a conforté dans l’idée que je méritais ces fonctions. J’adore le motocross, ses valeurs, sans compter que c’est un milieu où il est très facile de se nouer d’amitié avec les gens. Ceci étant, après trois saisons comme grid-girl et trois autres comme pit-reporter, j’ai ressenti le besoin d’avancer. » Et fatalité une offre lui arrivait dans sa boite mails.

« Le directeur de la communication chez Dorna Sports m’a contacté. Il disait qu’il appréciait mon travail en MX-GP et me proposait une place de choix. Après avoir discuté des détails, j’intégrais finalement le paddock pour le Test de Valence et ça devenait mon lieu de travail. Je me souviens, la première année, tout était nouveau pour moi : la méthode de travail, les circuits, les protocoles… décrit-elle. J’étais vraiment surpris par le nombre de personnes employées dans la mesure où en motocross, j’étais la seule journaliste ! »

Mais elle allait tout de même trouver deux compagnons d’aventure pour l’accompagner en la personne de Nick Harris et Matt Birt. « Ce sont en quelque sorte des vétérans. La première année, ils étaient ravis de montrer tous les endroits à visiter dans les différents pays, » ajoute-t-elle.

Il est parfois difficile de relater des faits avec un certain détachement, sans qu’une sympathie se crée. Mais pour Amy ça n’a jamais eu aucun problème de ce point de vue-là. « Beaucoup de pilotes ont mon âge. Quelque part nous avons grandi ensemble et de ne pas avoir de favori, ça m’a permis de m’intégrer plus facilement je pense, » confie-t-elle.

Ceci étant, un épisode fut tout de même plus intimidant à ses yeux… « Interviewer Valentino Rossi avant qu’il ne tire sa révérence, figurait dans la liste des choses que j’avais dressée, indique-t-elle. C’est un pilote que j’admire énormément, il fait partie de l’histoire de ce sport et j’y suis parvenue. Je garde encore en mémoire ma première rencontre avec lui. J’étais tellement nerveuse que spontanément, la première chose que je lui ai demandé fut : ‘Vous connaissez Tony Cairoli ?’ Une évidence !! »

Les interviews sont à vrai dire une partie importante de son travail et cette dernière avoue toujours éprouver une certaine fierté quand ses propos sont repris. « Je suis contente quand j’ai la sensation d’avoir fait du bon boulot, d’avoir déniché une info et que ça se confirme auprès des autres médias, c’est très flatteur, » déclare-t-elle. Ceci étant, les choses ne se passent pas toujours de cette façon, ce qui ne l’a pas empêché d’avancer. « Je pense au jour le jour, reprend-t-elle. À quoi bon rester frustrer, puisqu’on ne peut pas revenir sur le passé ? Alors je me concentre sur la suite, j’ai toujours adopté cette attitude. Quand on me demande comment j’ai fait pour en arriver là, j’ai pour habitude de répondre qu’à chaque fois où je voyais une porte se refermer devant moi, j’ai persévéré jusqu’à qu’une d’elle s’ouvre. Tout est une question de persévérance ! »

Même à partir du moment où elle a trouvé sa voie, Amy a continué d’observer ceux qui exerçait cette profession à laquelle elle aspirait : « Je regardais beaucoup les autres présentateurs en essayant de trouver mon style. Aujourd’hui, c’est elle qui est scrutée par de nombreuses personnes désirant suivre ses traces, qui n’hésitent pas à lui demander conseils. « Ça me gêne parce que j’estime que j’ai encore beaucoup de choses moi-même à apprendre, admet-elle. Mais je partage volontiers mon expérience, car je sais que j’aurais aimé bénéficier d’un coup de pouce à leur place. Un rêve qu’il vous semble parfois hors de portée jusqu’à ce que vous l’atteignez. » Et il y a un aspect qu’elle accueille avec le plus grand enthousiasme. « Ça me fait super plaisir de voir cette nouvelle génération de filles qui s’intéressent aux sports mécaniques, au point de vouloir en faire son métier ! » souligne-t-elle.

Finalement, sa persévérance et son professionnalisme lui auront permis d’atteindre son objectif bien avant l’heure… « À 24 ans, j’étais déjà en MotoGP™, je ne l’aurais jamais pensé. Et j’ai encore plein de projets en tête, comme celui d’animer plus d’émissions en direct, ou de créer plus de contenus pour donner aux spectateurs la couverture la plus complète possible » s’exclame-t-elle. 

Sur ces six saisons, un circuit l’a en tout cas plus marquée : le Mugello. « J’adore cette piste. J’y ai fêté mes 30 ans et c’est le premier tracé où je suis retournée après avoir reçu ma demande en mariage, » fait-elle savoir. D’ailleurs l’organisation de cet événement a été quelque peu bousculé par la pandémie. Malgré tout, Amy réussissait à dire oui à Sam entre deux Grands Prix.

Et lorsqu’elle n’est pas occupée à sillonner les paddocks, Amy passe son temps en compagnie de son mari. Elle est également coach personnelle et participe à d’autres tournages, en lien avec les femmes exerçant dans le monde automobile. Quoi qu’il en soit, un principe ne la quitte jamais : la persévérance, qu’elle juge comme étant la clé de la réussite !

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