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16 jours ago
By motogp.com

Chez Suzuki, l’union fait la force !

Et la marque japonaise en veut encore plus cette année, comme l’a fait savoir son Project Manager Shinichi Sahara.

Tags MotoGP, 2021

En cette pré-saison, le team Suzuki Ecstar poursuit sa série d’entretiens virtuels et après les pilotes, c’était au tour du Project Manager Shinichi Sahara de s’exprimer face aux médias ; l’occasion de livrer ses ambitions pour cette nouvelle campagne qui se profile. Et pas question de les revoir à la baisse, malgré le départ quelque peu inattendu de son Team Manager Davide Brivio, installé à la tête de ce projet depuis le retour de la marque en catégorie reine. Bien au contraire, Shinichi Sahara voit grand : en ligne de mire cette triple couronne et ce doublé au Championnat. Le Japonais, qui croit dur comme fer en son équipe, en fait ses objectifs pour 2021 ! Mais dans l’immédiat, il a surtout fallu se réorganiser.

« Le métier de Team Manager n’est pas un poste facile. Le travail de Davide couvrait plusieurs domaines. Où est-ce qu’il nous manquera le plus ? Je ne sais pas… Pour le moment, je n’y songe pas trop. Nous avons plein de gens qualifiés pour compenser son départ, souligne-t-il. Nous avons déjà réuni le nouveau comité et tout se passe très bien. Je sens l’équipe soudée plus que jamais. Avant Davide et moi collectaient toutes les informations, puis on se chargeait de les restituer à la personne concernée, alors que maintenant les communications sont font de façon directe. Nous essayons de faire face à cette situation tous ensemble. »

Le retour de Suzuki en MotoGP™ raconté par Brivio

Ce comité auquel Shinichi Sahara fait allusion est en l’occurrence composé de Technical Manager Ken Kawauchi, des deux chefs mécaniciens Frankie Carchedi et Jose Manuel Cazeaux, des coordinateurs Mitia Dotta et Roberto Brivio, de lui-même, ainsi que Alberto Gomez, Manager du département Marketing & Communication. Impossible de dire ceci étant, s’il ne s’agit que d’une solution temporaire…

« Je ne sais pas qui occupera ces fonctions à l’avenir, mais pour tout le monde c’est une opportunité d’apprendre ce qu’est le travail en équipe, affirme-t-il. Ce comité doit être flexible. Comme je l’ai dit pour le moment ça nous convient, à l’avenir on verra. Aucune course n’a encore été disputée. Si c’est nécessaire, on prendra quelqu’un de l’extérieur, mais très sincèrement je pense que dans ce cas-là, la meilleure option reste de choisir une personne en interne. »

Toujours est-il que ce titre décroché par Joan Mir (Team Suzuki Ecstar) après 20 ans d’attente a ouvert leur appétit... « Nous voulons devenir encore plus forts, déclare-t-il. En 2019, nous avions gagné deux courses aux États-Unis et en Grande-Bretagne ; une prouesse notable, mais en ayant été sacrés, on est depuis entrés dans une toute autre dimension ! Cette année, notre objectif est clairement de terminer aux deux premières places et d’empocher les deux autres titres. J’ai bien conscience que ça ne sera pas simple, mais nous aimons les challenges et nous allons tout faire pour le relever. »

La force du clan Suzuki selon Schwantz

Mais une des clés dans leur réussite vient également du fait qu’ils aient selon lui conservé le même binôme ! « Nos deux pilotes peuvent être de redoutables prétendants au titre, indique-t-il. Et ils apportent aussi une certaine stabilité, ce qui est très important. Nous connaissons leur mode de fonctionnement et leurs chefs mécaniciens savent parfaitement les encadrer. C’est comme une famille, alors pourquoi en changer. Il n’y a jamais eu de pilote n°1 et ils s’entendent très bien. Ils se respectent mutuellement, s’entraident : C’est d’ailleurs pour cette raison que je n’adhère pas à l’idée d’avoir recours à quelqu’un de l’extérieur pour substituer à Davide, parce que je veux conserver cette atmosphère bon enfant. »

« À propos du team satellite, Davide avait entrepris des conversations avec plusieurs équipes et m’avait personnellement impliqué, ajoute-t-il. Mais depuis son départ, je suis davantage occupé. Bien sûr la moitié du travail se passe sur un circuit, l’autre moitié à l’usine. Je n’ai pas renoncé à cette idée, je vais continuer quand je pourrais. »

Et puis au cours de cette interview, il fut bien évidemment question des progrès effectués par la structure en dépit du fait que le développement des moteurs ait été gelé : des améliorations qui ont suscité l’admiration de beaucoup. Même s’il est persuadé que Suzuki a encore les moyens de faire bien mieux ! « Nous travaillons aussi bien sur le long terme que le court terme, explique-t-il. Mais notre vision est davantage d’opérer un développement étape par étape, car parfois il suffit d’un petit changement pour faire une grande différence, que ça soit de façon positive ou négative d’ailleurs. Du coup, on fait en sorte de rester prudents et nous essayons toujours d’améliorer les points fondamentaux de notre moto. Certes il faudrait travailler sur les qualifications. Après en soi, ce qui importe le plus c’est le résultat en course. Or, on a très bien vu qu’on pouvait performer en partant au-delà de la deuxième ligne. »

La Suzuki est-elle la meilleure moto du plateau ?

« J’espère que cette GSX-RR est la meilleure du plateau, confesse-t-il. Parfois je me dis qu’il serait intéressant que d’autres pilotes la testent, même si bien sûr, ça n’est pas possible. Précisons tout de même que Joan en est à sa seconde année et sans eux, nous n’aurons pas eu ces résultats. Rien n’est simple et le pilote n’est jamais totalement satisfait de sa moto, comme partout. Je pense donc qu’on doit continuer d’avancer, tout comme nos représentants. »

Alors seront-ils en mesure de hausser le ton après cette brillante année d’ores et déjà connue en 2020 ? Réponse bientôt !

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