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13 jours ago
By motogp.com

Arbolino : « Je sais ce dont je suis capable ! »

L’Italien, qui se lance à l’assaut du Moto2™, nous confie ses ambitions pour cette nouvelle saison.

Tony Arbolino (Liqui Moly Intact GP), vice-Champion de la catégorie Moto3™, s’apprête à entamer un nouveau chapitre de sa carrière dans les rangs cette fois du Moto2™. Alors forcément, à quelques semaines du premier Test, la préparation s’intensifie pour le natif de Garbagnate. Stefano Padovani, photographe et journaliste, a justement pu le rencontrer : l’occasion d’aborder toutes ces leçons titrées en 2020, aussi bien sur le plan professionnel que personnel.

Une nouvelle aventure débutera bientôt pour toi, avec un team et une moto qu’il te faudra découvrir. Comment prépare-t-on un tel passage en Moto2™ ?
« Je suis fier de grimper en Moto2™. Pour le moment la préparation se passe bien, je cherche surtout à développer les muscles des bras, car c’est une moto beaucoup plus exigeante avec le haut du corps. Et je suis fier de rejoindre tout spécialement cette équipe car je sais qu’ils ont à cœur de se battre aux avant-postes ! »

Au vu de ces résultats inscrits fin 2020, on te sent plus agressif que jamais…
« 2020 fut une année importante pour moi. J’avais déjà eu la possibilité de grimper en Moto2™ il y a un an, mais j’avais fait le choix de rester pour démontrer que j’étais un pilote capable d’être fort en toute circonstance. Je voulais rester pour continuer de grandir, ce que je suis parvenu à faire. Certes, je n’ai pas réussi à empocher le titre. Ceci étant, j’y étais presque, alors je quitte le Moto3™ la tête haute. Je sais que j’ai progressé. »

Tu as indirectement été impacté par le Covid-19 pour avoir voyagé à proximité d’une personne, donnée positif à la Covid-19. Tu n’as du coup pas participé au GP d’Aragón, même si tes résultats s’étaient avérés négatifs ; ce qui t’a fait perdre de précieux points. N’as-tu pas peur que cette situation puisse se reproduire en 2021 ?
« J’étais abasourdi par la nouvelle. J’étais contraint de renoncer à cette épreuve et je savais pertinemment que mes adversaires allaient en profiter pour me grappiller du terrain. D’autant plus que j’étais négatif ! C’est une journée que je n’oublierai jamais. Mais je veux laisser tout ça derrière moi, je ne suis pas en colère pour autant même si au final, force est de constater que je rate ce titre pour quatre points. »

Peux-tu nous décrire cette sensation de courir sans public ?
« Quand on inscrit un joli résultat, que ça soit en essais libres ou en qualifications, on entend les clameurs du public, ce qui fait généralement monter encore plus l’adrénaline. Quand vous venez d’autres Championnats, où l’audience est bien moindre, vous vous sentez pousser des ailes. Après, quand vous vous illustrez dans ces conditions, vous savez que vous en êtes pleinement à l’origine, car vous étiez plus concentrés (rires). »

Quelles sont les différences entre une Moto3™ et une Moto2™, que ça soit d’un point de vue physique ou technique ?
« Je ne crois pas que ça soit une moto plus compliquée comparé au Moto3™. Il faut juste s’y habituer. Le rythme y est différent, avec des avantages et des inconvénients. Le plus important est de bien les cerner. Techniquement parlant, il n’y a pas non plus de grands obstacles, car le Moto3™ est déjà une catégorie complexe l’air de rien. En Moto2™, les machines sont en revanche toutes similaires. Autrement dit, pour y dominer ses adversaires, vous devez rechercher la perfection : une qualité que je pense avoir de nature, qui me permettra je l’espère d’être rapidement dans le coup. »

Quels sont les pilotes que tu redoutes le plus ? Car les écarts sont extrêmement infimes dans cette catégorie…
« C’est difficile de se positionner avant d’avoir effectué le moindre test. Il y a pas mal de pointures, mais notre objectif est justement de rivaliser contre eux et le plus tôt sera le mieux. Quoi qu’il en soit je suis confiant. Je ne crains pas de pilotes en particulier. Je vais au contraire essayer d’exploiter leur expérience en les observant de plus près. »

À terme, tu vises le MotoGP™. Ces dernières années, certains pilotes y sont rapidement arrivés. D’autres ont carrément fait l’impasse sur le Moto2™. Comment juges-tu cette étape ?
« Pour le moment je ne pense pas au MotoGP™. Je sais que des opportunités se présenteront, j’en suis certain, mais cette transition sera le fruit de mon travail en Moto2™. De la même façon que j’ai rejoint le Moto2™, après avoir fait mes preuves en Moto3™. Ce sera une autre étape de ma vie. En attendant, à moi de me mettre en évidence dans cette catégorie. J’ai parfaitement conscience des difficultés qui m’attendent, surtout au début. Je sais toutefois ce dont je suis capable. J’ai donc hâte d’y être, après on n’est pas obligé pour autant de respecter toutes les étapes à la lettre. »

Qui vois-tu comme favori en Moto3™ et en MotoGP™ ?
« Je vois bien Jaume Masia, mais ne pas sous-estimer Niccolò Antonelli. En MotoGP™, je pense que Maverick Viñales et Fabio Quartararo formeront un joli binôme, avec Joan Mir et Jack Miller, au niveau régularité. Bref pour moi, ça sera un combat à quatre. »

L’an passé, Joan Mir aura créé la surprise. Mais si Marc Márquez avait été là, penses-tu que la donne aurait été la même ?
« À mon avis, Marc Márquez est à un tout autre niveau. S’il avait disputé toutes les courses, il aurait été le favori et il aurait de nouveau gagné le titre. »

Crédit photos : Stefano Padovani

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