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2 jours ago
By motogp.com

« Chez Suzuki, les règles sont parfaitement définies »

Et ça passe par une égalité de traitement comme l’expliquait José Manuel Cazeaux, le chef mécanicien d’Alex Rins en debriefing.

Tags MotoGP, 2021

Le team Suzuki Ecstar organisait ce mardi son dernier debriefing virtuel en compagnie d’un autre membre de son staff, en la personne de José Manuel Cazeaux - le chef mécanicien d’Alex Rins (Team Suzuki Ecstar) ; l’occasion de revenir sur cette saison 2020, qui aura véritablement souri à son équipe et pour cause ! Après 20 ans d’attente, Joan Mir offrait à Suzuki un nouveau titre mondial.

Rins : « L’objectif ? Que Suzuki conserve le titre ! »

José Manuel Cazeaux aurait ouvertement préféré que ce trophée revienne à son pilote, même s’il disait ravi pour le team. « Ça n’a pas été facile de voir Joan remporter le titre, mais Alex l’a accepté, affirme-t-il. Il a analysé sa saison, il en a décortiqué chaque épisode comme cette blessure subie à Jerez. Sur la fin, il était bien revenu, mais ça n’a pas suffi ! »

Ce qui l’amenait au passage à aborder ce principe d’équité instauré entre les deux Espagnols… « C’est quelque chose qui fait partie de notre ADN, explique-t-il. Ça garantie aux pilotes une certaine équité, lorsqu’on reçoit de nouvelles pièces […] Dans l’équipe, on a décidé d’être tout à fait transparent. Les données sont partagées, tout comme les reports. Si on trouve quelque chose d’intéressant, on ne peut pas le cacher. Mais ça permet justement d’évoluer. Autrement dit, même si les pilotes sont en concurrence au Championnat, les règles sont claires. »

Rins : « Je suis si content pour lui et Suzuki ! »

Au cours de cette interview, José Manuel Cazeaux abordait également un de leurs points faibles à l’heure actuelle : les qualifications ; un aspect qu’ils vont devoir corriger s’ils souhaitent viser la triple couronne comme ils le prétendent.

« Il ne ressent pas la pression de la course, souligne-t-il. Il renverse à chaque fois la tendance le dimanche. Le problème, c’est qu’il partait souvent de loin la saison passée, du coup il avait plus de mal à gagner. À plusieurs reprises il avait le rythme pour inscrire un podium ou une victoire, mais il a perdait trop de temps à remonter ses concurrents, du coup il ne terminait que cinquième ou sixième. C’est quelque chose que nous devons améliorer, nous en avons conscience. »

« Je suis convaincu que nous réglerons ce problème et que nous serons bientôt compétitifs y compris en qualifications, reprend-t-il. Quand bien même quelques améliorations avaient déjà été faites en 2020. Prenez l’exemple de Teruel, il s’était senti en confiance, il avait pu attaquer et se hisser en première ligne car il avait la vitesse pour. Nous devons nous appuyer là-dessus ! »

La Suzuki est-elle la meilleure moto du plateau ?

Après avoir vanté les mérites de cette arme simple et efficace qu’est la GSX-RR, José Manuel Cazeaux était enfin relancé sur le sujet du potentiel team satellite. « J’ai toujours été en faveur de cette idée. Bien évidemment, ça demande encore plus de travail, mais je pense que les bénéfices sont bien plus importants que les coûts. Que ça soit sur le plan technique ou sportif, tôt ou tard, si nous voulons grandir, je pense que nous aurons besoin de quatre pilotes ! »

En attendant, tous les regards sont tournés vers le Qatar, où se dérouleront les premiers Tests Officiels début mars : un rendez-vous très attendu de tous, après trois mois et demi sans le moindre roulage.

Et sachez qu'un documentaire - intitulé 'Inside Suzuki : The Crowning Moment' - vous résumant cette folle saison 2020 de Suzuki, sortira très prochainement. Alors restez connectés !

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