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6 heures ago
By motogp.com

Une belle manière de gagner sa vie, par Nick Harris

L’ex-commentateur se souvient des fois où le MotoGP™ l’a emmené dans des pays qu’il n’aurait jamais eu le privilège de découvrir.

Tags MotoGP, 2023

Je suis sûr que la caravane itinérante du MotoGP™ a apprécié ce premier week-end de repos à la maison. Mais je peux vous garantir que d’ici peu, ils éprouveront déjà l’envie de repartir. Croyez-moi : vous profiterez des fêtes en famille, tout en ayant l’esprit tourné vers 2023 ; que vous soyez mécanicien, journaliste, commentateur, promoteur, médecin ou cuisinier !

À vrai dire, faire le tour du monde dans le cadre du Championnat est une expérience enrichissante. Bien sûr, il y a la course et après tout, c’est la raison pour laquelle on vous envoie sur place. Cela dit, il y a tellement plus à découvrir : des cultures ou des pays, où d’ordinaire vous n’auriez jamais mis les pieds. Le calendrier 2023 en est un parfait exemple avec l’arrivée de nouveaux circuits, dans des contrées que le MotoGP™ n’avait jamais visitées : celui de Sokol au Kazakhstan et celui de Buddh en Inde. Ce pays devient au passage le 31e pays à organiser un Grand Prix.

Personnellement, ma première course hors d'Europe fut l’Argentine en 1982. On retiendra cet affrontement entre deux grands champions que sont Kenny Roberts et Barry Sheene, pour l’occasion opposés à un certain Freddie Spencer… mais pas seulement, puisqu’on allait parcourir aussi 1500 km à travers la pampa jusqu’à la frontière du Chili dans la cordillère des Andes. Je me souviens avoir assisté à une manifestation de femmes sur une des places de Buenos Aires, qui réclamaient de savoir où étaient passés leurs fils – les Desaparecidos. Deux jours après notre retour à Londres, la guerre a été déclarée entre la Grande-Bretagne et l'Argentine.

Cinq ans plus tard, le premier Grand Prix du Brésil avait lieu à Goiania. J’avais été envoyé par la BBC et le Grand Prix avait fait la une des journaux mondiaux à cause d'une fuite radioactive. Quel voyage ! Wayne Gardner y était devenu le premier Australien à être sacré en 500cc. J'avais d’ailleurs réussi à persuader le chef de la police d’escorter Wayne jusqu'à mon poste de commentateur pour sa toute première interview. Le club Zoom Zoom, où le propriétaire a tiré une arme à feu dans le plafond pour ouvrir les débats, s'est avéré l'endroit idéal pour célébrer.

Début 87, je me suis ensuite rendu pour la toute première fois au Japon. Suzuka y accueillait la manche inaugurale. J’ai adoré relater cette pole position de Niall Mackenzie. Néanmoins, ce qui aura changé ma vie, c’est véritablement le fax ! Combien de fois, on était restés tard le dimanche soir pour taper via telex tous les reports et résultats, souvent des six courses qui figuraient au programme. Là, d’un simple claquement de doigts, tout était envoyé comme par magie.

Ces premières visites aux États-Unis furent tout aussi fantastiques, quand j’avais dû admettre que Kenny Roberts avait raison à propos du Corkscrew à Laguna Seca ou lorsque j’avais été impressionné par la taille du tunnel menant à l’imposant Indianapolis Speedway. Sans oublier ce chien qui avait échappé à la vigilance des commissaires à Austin ; de quoi retarder toute une séance.

Oui, c’est une façon de gagner sa vie. Le tout est de réussir à trouver un bon équilibre entre les deux. Pendant que vous voyagez, en faisant ce que vous aimez, ayez une pensée pour ceux restés à la maison. Pas cette montée d’adrénaline ou d’épanouissement particulier : eux sont au contraire occupés à emmener les enfants à l’école, à vérifier que toutes les factures sont bien payées. Et puis à votre retour, c’est une bonne machine à laver qui vous attend.

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