Francesco Bagnaia (Ducati Lenovo Team) n’aura pas connu les débuts escomptés avec sa GP22. En difficulté tout au long du week-end, le Turinois finissait sa course de façon prématurée, plus exactement sur une chute survenue à 11 tours de l’arrivée. Double peine pour le clan Ducati puisque le vice-Champion du Monde embarquait alors Jorge Martín (Pramac Racing). Un petit incident de parcours qui n’enlève en rien les espoirs entourant le transalpin.
Le début de l’ère post-Rossi
C'est justement l’objet d’un récent reportage signé Paolo Ianieri, dans le magazine Sportweek, supplément de La Gazzetta dello Sport. Ce texte s’accompagne en l’occurrence de photos prises par Francesco Bertola et d’un éditorial de Pier Bergonzi où il compare à "Pecco" à Harry Potter. À vrai dire ce parallèle reflète ce désir sans équivoque de le voir imiter la désormais légende du MotoGP™ Valentino Rossi : « Il pourrait devenir le magicien que nous attendons tous de l'ère post-Valentino, » peut-on lire.
Les rêves de titre
Après ce qu’il a démontré en 2021 et compte tenu du potentiel affiché par Ducati durant ces derniers mois, Francesco Bagnaia s’érige en effet comme un véritable prétendant pour le titre. De son côté, il se sent prêt à relever un défi d'une telle ampleur : « Je suis prêt, affirme-t-il. Si nous continuons à performer, le titre sera à ma portée. Même avec des rivaux compétitifs comme Márquez, Quartararo ou Espargaró. » Une mission qu’il peut désormais accomplir, l’esprit libéré en ayant son avenir assuré.
Son amour éternel pour Ducati
Le transalpin se disait d’ailleurs content d’avoir été reconduit, car son futur, il ne l’imaginerait pas ailleurs : « Pouvoir poursuivre cette ascension et cette aventure est la meilleure chose qui puisse m'arriver. Je serais ravi de disputer toute ma carrière avec eux. » Le n°63 valorisait d’autre part le fait d’être bien entouré : des relations qui lui confèrent une forme de « sérénité, sécurité et confiance », de quoi mettre tous les éléments de son côté pour briller.
Un garçon « normal »
Toujours reconnaissant envers ces personnes qui lui auront permis de se frayer un chemin, tels que les membres de la VR46 Riders Academy, Francesco Bagnaia dévoile aussi une face plus personnelle dans cet entretien, en se revendiquant comme un garçon simple. S’il n’avait pas percé dans la moto, il aurait probablement été ingénieur spatial ou chef. Il y révèle également son amour pour l’art, bien qu’il ne soit pas collectionneur, ne pas forcément s’intéresser aux réseaux sociaux ou à la politique. Adepte de biographies retraçant le parcours de sportifs comme André Agassi, Usain Bolt ou Mike Tyson, 'Pecco' nous ouvre aussi son cœur pour parler de sa compagne : « Avec Domizia, on se connaît depuis notre enfance. Nous sommes heureux ensemble, mais nous sommes encore trop jeunes pour songer à avoir un bébé. »
Éloges à ses rivaux
Concernant à l'actualité sportive, le représentant Ducati ne tarissait enfin pas d’éloges au sujet de ses rivaux et surtout à l’égard d’un certain Marc Márquez (Repsol Honda Team), qui a dû surmonter de nombreuses blessures ces derniers mois. Et quand on lui demande qui du natif de Cervera ou de Fabio Quartararo (Monster Energy Yamaha MotoGP™) sera le plus dangereux, il n’hésite pas à inclure Pol Espargaró (Repsol Honda Team) à cette liste. D’autant plus que ce dernier vient de signer un podium au Qatar. Tourné également vers l'avenir, le pilote Ducati ne perd pas de vue des talents, comme Pedro Acosta qu’il voit déjà en MoroGP™. Alors cette saison 2022 sera-t-elle synonyme de couronne pour Francesco Bagnaia ?
En attendant le savoir, l’intégralité de l’interview est à retrouver dans Sportweek !