« Je ne veux pas parler de mon futur »

Coup de projecteur sur les principales déclarations faites tout au long du week-end au GP d'Italie

Le GP d'Italie a été plutôt agité, n'est-ce pas ? Il s'est passé pas mal de choses en piste mais surtout en dehors avec des discussions et des rumeurs venues pimenter la période des transferts. Voici quelques déclarations qui ont fait parler au Mugello.

« On n'a pas de confirmation écrite »

En discussion avec Jack Appleyard dans la pitlane samedi matin, le directeur sportif de Ducati, Mauro Grassilli, a donné son avis sur la situation concernant l'avenir de Prima Pramac Racing avec Ducati, alors qu'on parle d'un passage du team chez Yamaha à la fin de la saison.

« Comme je vous l'ai déjà dit, on a beaucoup travaillé pour avoir Pramac pour les deux prochaines années, donc on est bien entendu très heureux de ce que Gino a dit hier. On n'a pas de confirmation écrite mais on a hâte que ça se fasse. »

« Marc n'est pas disponible »

Le sujet brûlant du week-end était une fois encore le dilemme de Ducati et ce que cela pourrait signifier pour les autres usines. Lors d'une conversation avec le diffuseur britannique TNT Sports samedi, le directeur de l'équipe Red Bull KTM Factory Racing, Francesco Guidotti, s'est exprimé sur la question de savoir si KTM signerait Marc Márquez (Gresini Racing MotoGP™) s'il était disponible.

« Parce qu'il ne l'était pas. Marc n'est pas disponible, pour autant que je sache, pour autant qu'il l'ait déclaré, il veut rester où il est. Ce serait étrange qu'il change, il faut être réaliste. On doit parler de ce qui est concret,, pas de ce qui pourrait arriver ».

« Pedro est à un autre niveau »

Toujours à propos de KTM, l'usine autrichienne a confirmé au Mugello que Pedro Acosta (Red Bull GASGAS Tech3) passerait du rouge de GASGAS à l'orange du team d'usine en 2025. Voici ce que son futur coéquipier Brad Binder (Red Bull KTM Factory Racing) a déclaré à propos de cette annonce :

« C'est vraiment cool d'avoir un coéquipier rapide, et Pedro est à un autre niveau. La façon dont il pilote la moto est si spéciale, j'ai beaucoup à apprendre de lui. Il a une bonne attitude, je pense qu'il s'intégrera bien dans notre équipe. C'est un gars joyeux ».

« Même si nous portons des couleurs différentes, nous sommes une seule et même équipe avec la même mission. Je ne pense pas que cela changera quelque chose de mon côté. Ça devrait être cool ».

« Je ne veux pas penser à l'avenir »

Les discussions autour du marché des pilotes se sont poursuivies au Mugello, les projets d'Enea Bastianini (Ducati Lenovo Team) pour 2025 n'ayant pas été confirmés. Cependant, après avoir obtenu un bon résultat dimanche grâce à un rythme incroyable en fin de course, « Bestia » insiste sur le fait qu'il se concentre sur le présent et non l'avenir.

« L'avenir, l'avenir, l'avenir. Je veux penser au présent parce que nous pensons beaucoup à l'avenir, mais je veux profiter de cette journée qui a été très difficile parce que j'ai fait des erreurs et que l'équipe en a fait aussi, ce qui arrive parfois ».

« Aujourd'hui est un grand jour. D'habitude, je ne suis pas satisfait de la deuxième place, mais aujourd'hui je suis vraiment heureux et je ne veux pas penser à l'avenir ».

« Il est important d'être constant »

Mis à part une deuxième place en qualifications et une pénalité de trois places sur la grille le dimanche, le GP d'Italie a été un week-end parfait pour Frabcesco Bagnaia (Ducati Lenovo Team). En vue d'Assen, le n°1 explique ce qu'il doit faire pour continuer sur sa lancée du Mugello.

« Ne pas chuter à nouveau, c'est certain. Il est important d'être constant et d'avoir la même régularité en termes de travail et de résultats. Je suis toujours bien à Assen mais je me souviens que l'année dernière, Jorge était trois ou quatre dixièmes plus rapide à chaque tour dans les six dernières boucles de la course. Ce sera donc difficile, mais je pense que notre moto de cette année peut nous aider un peu à Assen ».

« Je vais essayer de continuer sur cette lancée car c'est important pour le championnat, pour moi et pour l'équipe. Je connais notre potentiel et je sais à quel point nous sommes bons ».

« Je ne sais toujours pas pourquoi j'ai chuté »

Le week-end a été mitigé pour Jorge Martín. Après s'être qualifié en pole position et avoir établi un nouveau record du tour en 1'44.504, le n°89 a rétrogradé au troisième rang en Tissot Sprint avant de chuter à quatre tours de la fin. Après avoir rebondi avec la troisième place dimanche, le « Martinator » est revenu sur l'incident et les changements effectués pendant la nuit.

« Je ne sais toujours pas pourquoi j'ai chuté, mais ce sont des choses qui arrivent parfois. Ce n'est pas la première fois que cela m'arrive, comme à Jerez et pour Pecco à Montmeló en sprint. On doit résoudre ce problème parce que ce n'est pas bon pour la confiance de chuter sans savoir pourquoi ».

« Normalement, ma stratégie consiste à ne pas toucher à la moto, à tout laisser en l'état et à comprendre comment être rapide. Cependant, entre hier et aujourd'hui (dimanche), j'ai dû faire un changement majeur et ça a payé ».

« Aucune attente »

Marc Márquez a décroché trois podiums le dimanche jusqu'à présent en 2024 et est passé tout proche du quatrième au Mugello, mais le n°93 court toujours après cette première victoire avec Ducati. Toutefois, à l'approche de son terrain de prédilection (le Sachsenring) que l'on visitera au mois de juillet, les attentes seront élevées dans le camp Márquez. Néanmoins, l'octuple Champion du Monde appelle au calme et insiste sur le fait qu'il n'y a pas d'attentes particulières pour les manches à venir.

« Si j'ai bien appris une chose, c'est que je ne peux pas aller sur un circuit avec de grandes ou de petites attentes. Je dois comprendre vendredi où j'en suis parce qu'ici, je m'attendais à souffrir beaucoup et finalement j'étais à l'avant ».

« On verra, peut-être qu'au Sachsenring je ne serai pas en mesure de me battre pour la victoire. Donc aucune attente. L'année dernière, je suis arrivé au Sachsenring et suis reparti en ambulance ! »

« On a perdu deux bonnes occasions »

Après avoir chuté lors des GP de France et de Catalogne, Pedro Acosta a terminé cinquième dimanche en Italie. Le rookie a engrangé des points importants qui s'ajoutent à ses deux podiums obtenus à Portimão et Austin. Toutefois, cela ne suffit pas au « requin de Mazarrón ». À l'approche d'une courte pause printanière, le n°31 a fait le point sur ses débuts en MotoGP™.

« Ce n'est pas catastrophique mais pour être honnête, ça pourrait être bien mieux, mais aussi bien pire. C'est vrai qu'on a perdu deux belles opportunités au Mans et à Barcelone, mais ça fait partie du processus d'apprentissage ».

« C'est également vrai qu'après ces sept courses, tout est devenu plus clair pour nous et on a pas mal de choses à essayer et à penser pour les prochains GP ».

« Ce n'est pas un syndrome des loges »

Fabio Quartararo (Monster Energy Yamaha MotoGP™ Team) a connu un week-end difficile au Mugello avec une 15e place sur la grille et la 18e à l'arrivée le dimanche. Le Français a lutté contre des douleurs dans les bras pendant le Grand Prix et cherche toujours à trouver une solution.

« À partir de la mi-course, j'ai eu un problème aux bras et je ne pouvais plus rouler. On doit changer quelques chose à ce niveau car ce n'est pas un syndrome des loges, c'est juste que mes bras sont clairement à la limite sur ce type de piste, donc on doit trouver une solution ».

Le paddock va maintenant prendre une pause de trois semaines avant de se rendre à la Cathédrale de la vitesse.