Marc Márquez débute au sein de la catégorie 125cc en 2008 et décroche aussitôt un premier podium à Donington ; un second suivra un an plus tard. Cela dit, 2010 sera finalement l’année de la révélation. Avec douze podiums au compteur dont dix victoires, l’Espagnol coiffe la couronne mondiale et grimpe en Moto2™. Ce dernier entame la campagne 2011 par deux chutes mais réagit vite pour revenir à trois petits points de Stefan Bradl. Malheureusement une chute, survenue à Sepang, l’écartera de la compétition lors des deux ultimes manches. Le Catalan termine donc vice-Champion, mais en 2012 le titre ne lui échappera cette fois pas, comme en témoignent ces neuf succès et cinq autres podiums.
La saison suivante, Marc Márquez hérite du guidon de Casey Stoner chez Repsol Honda et triomphe à Austin pour son deuxième départ. Absent du podium seulement deux fois – au Mugello et à Phillip Island – le pilote ibérique devient ainsi le plus jeune Champion du Monde de l’histoire en catégorie reine. En 2014, Marc Márquez remporte ensuite les dix premières manches du calendrier pour être sacré dès Motegi. La campagne 2015 est en revanche plus compliquée : l’Espagnol commettra six erreurs qui le feront rétrograder au troisième rang. Le représentant Honda change donc de mentalité et la régularité finit par payer puisqu’il récupère son rang de n°1 à l’issue de la saison 2016. En 2017, Marc Márquez fut opposé à Andrea Dovizioso jusqu’au dernier round. Le natif de Cervera se fit une belle frayeur dans le virage 1 mais resta sur ses roues, tandis que son adversaire partait à la faute. Une sixième couronne mondiale venait dès lors s’ajouter à son palmarès. Début 2018, les choses n’étaient pas aussi bien engagées. Après Jerez, Marc Márquez retrouvait néanmoins les commandes du Championnat, qu’il ne lâchera plus, grâce à sa régularité. Avant même de se rendre en Australie, l’affaire était bouclée… et de sept pour le pilote Honda ! Un an plus tard, Marc Márquez allait de nouveau être sacré mais cette fois à Buriram, après une saison presque parfaite, comme en témoignent ces chiffres : neuf victoires et 14 podiums en 15 courses.
Oui sauf que voilà, en 2020, le n°93 se blessait lourdement au bras dès Jerez et manquera tous les autres rendez-vous. Son retour, il le fera au bout du compte à Portimão. En juin, il s’imposait au Sachsenring ; de quoi faire oublier ce léger passage à vide et ce dernier aura bien failli répéter ça en Aragón. À Misano, il prenait également de court la concurrence et enchaînait au Texas. Hélas cette belle série sera stoppée par une diplopie. Crédité d’une septième place au général sans avoir achevé cette édition, le Catalan espérait être épargné par les soucis de santé. Étant toujours limité dans ses mouvements, le fer de lance de Honda décidait toutefois de faire une pause dans la foulée du Mugello pour tenter l’opération de la dernière chance. Il reprendrait du service en Aragón et se classera deuxième du GP d’Australie. Très attendu en 2023, le n°93 montre du rythme d'entrée de jeu mais est à nouveau gêné par les blessures, et ce dès la manche d'ouverture au Portugal. Le natif de Cervera marque son premier point le dimanche lors du GP d'Autriche, 10e rendez-vous de la saison. Après un podium au Japon pour sa dernière apparition à Motegi sur une Honda, l'octuple Champion du Monde quitte le constructeur de Hamamatsu avec une 14e place au général. Passé sur la Ducati du team Gresini Racing MotoGP™ dès le Test post-saison de Valence, l'Espagnol impressionne et fait partie des candidats à la couronne pour 2024. En lice pour le titre jusqu'à l'avant-dernier GP de la saison, il s'offre finalement un podium au Championnat du Monde grâce notamment à neuf GP dont trois victoires. Impossible de ne pas mentionner son week-end parfait à Aragon ponctué d'une victoire en solitaire riche émotions après 1 043 jours de disette. En 2025, il roulera pour le team d'usine Ducati aux côtés de Pecco Bagnaia et sera une fois encore un candidat très sérieux au titre. Peut-il aller chercher cette neuvième étoile ?